Affaire de viol présumé à Kassa : Djely Laye Kouyaté nie les faits devant le tribunal criminel de Kaloum

Actu 1
LeRenifleur Judicalex Guinée 23/01/2026

Djely Laye Kouyaté, musicien de profession, est poursuivi pour des faits présumés de viol. La partie civile dans cette affaire est Mme Béatriz Graitero Graells, agent de voyage, domiciliée à Zarautz en Espagne et résidant dans la commune de Dubréka, en République de Guinée. Le procès s’est ouvert ce vendredi 23 janvier 2026 devant le tribunal criminel de Kaloum, en l’absence de la partie civile. À la barre, l’accusé a plaidé non coupable, affirmant que la plaignante chercherait à « gâter sa carrière ».

Selon nos informations, les faits reprochés se seraient produits en février 2025, dans la commune de Kassa, précisément à Rome, sur l’une des îles de Loos. Djely Laye Kouyaté est accusé d’avoir abusé sexuellement de cette ressortissante espagnole, qui se serait rendue auprès de lui pour suivre des cours de djembé.

En détention depuis le 27 février 2025, l’accusé a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, jurant devant le tribunal qu’il n’y a jamais eu de relation sexuelle entre lui et la plaignante.

« Je jure qu’il n’y a jamais eu de rapport sexuel entre nous. Je ne suis jamais entré dans sa chambre d’hôtel. Elle m’accuse à tort. Elle veut seulement détruire ma carrière. Je l’ai connue à travers monsieur Sylla, qui fait le même travail que moi. Elle me considérait comme son maître et je la considérais comme mon élève. Mais je le répète, il n’y a jamais eu de relation sexuelle entre nous », a-t-il déclaré.

Cependant, le juge audiencier, Mamadou Saliou Diallo, a rappelé que le rapport médico-légal versé au dossier confirme la version de la victime.

« À la suite de l’agression sexuelle, le rapport médico-légal conclut qu’elle a été violée », a-t-il insisté.

Ce à quoi l’accusé a répliqué :

« Non, je n’ai pas fait ça. Ce jour-là, je suis sorti avec l’intention de ne toucher aucune femme. » Le ministère public, représenté par Mme Djéné Cissé, a alors sollicité la comparution de monsieur Sylla, cité dans les déclarations de l’accusé.

La défense s’est opposée à cette demande, la qualifiant de manœuvre dilatoire.

« C’est une fuite en avant, une manière de retarder la procédure. En quelle qualité doit-il comparaître ? Cette demande n’a ni sens ni fondement. Nous demandons au tribunal de passer outre », a plaidé la défense.

Après délibération, le tribunal a ordonné la comparution de monsieur Sylla et a renvoyé l’affaire au 13 février 2026 pour la poursuite des débats.

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à commenter !

Vous devez vous connecter pour commenter cet article.


Articles similaires