Cour d’appel de Conakry : Ahmed Sékou Touré jugé pour détention de substances psychotropes à haut risque

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LeRenifleur Judicalex Guinée 22/01/2026

Le procès en appel d’Ahmed Sékou Touré s’est poursuivi ce jeudi 22 janvier 2026 devant la Cour d’appel de Conakry. En détention depuis le 7 novembre 2023, l’accusé est poursuivi pour détention de substances psychotropes à haut risque. L’audience de ce jour a été consacrée aux réquisitions et aux plaidoiries. À cette occasion, l’avocat général, Ousmane Sankhon, a demandé à la cour de confirmer la décision rendue par le tribunal d’instance de Mafanco, qui avait condamné l’accusé à cinq (5) ans de réclusion criminelle.

Dans ses réquisitions, l’avocat général est revenu sur la genèse de la procédure avant de solliciter la confirmation pure et simple du jugement attaqué.

« Ahmed Sékou Touré a été interpellé en possession d’un colis contenant de la drogue. Il avait déposé ce colis dans une agence de voyage au mois de novembre 2023. L’agent de l’agence, ayant constaté la présence de drogue, a contacté Ahmed Sékou Touré afin de ne pas compromettre son entreprise. Lorsque ce dernier est arrivé, il a été confronté aux faits avant d’être conduit à la DPJ, puis déféré devant la justice. Nous sommes en présence d’un flagrant délit. Pour ces faits, nous sollicitons que vous le reteniez dans les liens de la prévention pour détention de substances psychotropes à haut risque et que vous le condamnerez à cinq ans d’emprisonnement », a requis l’avocat général.

La défense, pour sa part, a contesté fermement les faits reprochés à son client, soutenant qu’il n’a jamais déposé de colis dans une agence de voyage. Elle a demandé à la cour d’accorder de larges circonstances atténuantes à l’accusé, voire de le condamner au temps déjà passé en détention.

« Mon client n’a jamais déposé de colis à l’agence. C’est un certain Souleymane Diko qui a déposé le colis, lequel était destiné à Aïcha Diallo résidant en France. Cela contredit les déclarations du procureur, que je respecte par ailleurs. Dans cette affaire, il existe un doute sérieux. Devant le tribunal d’instance, tout a été fait pour que l’agence se présente à l’audience, mais elle ne l’a jamais fait. Il y a donc doute. Le colis ne lui appartenait pas et ne lui était pas destiné. Je vous demande, à défaut de prononcer son acquittement, d’infirmer le jugement rendu en première instance. Mon client a déjà passé deux ans et deux mois en prison. À défaut de l’acquitter, nous sollicitons qu’il soit condamné au temps mis », a plaidé Me Hamidou Barry.

À l’issue des débats, la cour a mis l’affaire en délibéré. La décision sera rendue le 5 février 2026.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

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