Cour d’Appel de Conakry : la condamnation de Mariama Baldé confirmée, elle recouvre sa liberté

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Le procès en appel de Mariama Baldé, poursuivie pour abus de confiance portant sur un montant de 45 millions de francs guinéens, s’est ouvert ce mercredi 27 janvier 2026 devant la Cour d’Appel de Conakry. Elle est poursuivie par Thierno Souleymane Baldé, partie civile dans cette procédure. L’affaire avait été jugée par le tribunal correctionnel de Mafanco, qui l’avait condamnée à un an d’emprisonnement, dont deux mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.

Sur l’action civile, elle avait également été condamnée à verser les 45 millions de francs guinéens à la partie civile. En rendant sa décision ce mercredi, la Cour d’Appel de Conakry a confirmé le jugement rendu par le tribunal de première instance de Mafanco.

C’est contre cette décision que la prévenue, en détention depuis le 23 avril 2025, avait relevé appel devant la Cour d’Appel de Conakry.

En exposant les motifs de l’appel, son conseil a fait savoir que « le principe du respect des droits de la défense n’a pas été observé en première instance ». Selon l’avocate, sa cliente n’était pas la seule personne présente dans la boutique où l’argent a disparu, mais elle a été la seule poursuivie et condamnée.

« Elle a été condamnée à douze mois d’emprisonnement, dont deux mois avec sursis, et elle est détenue depuis le 23 avril 2025. Elle a donc déjà purgé les dix mois fermes », a-t-elle déclaré.

Après l’exposé de ces motifs, la parole a été donnée à la prévenue pour sa déposition. Mariama Baldé a confirmé avoir reçu des marchandises d’une valeur de 45 millions de francs guinéens de la part de Thierno Souleymane Baldé.

« J’ai reçu des téléviseurs et des congélateurs pour un montant de 45 millions de francs guinéens. J’ai vendu les marchandises, mais l’argent a disparu dans la boutique. Nous étions deux personnes présentes. Je ne sais pas où l’argent est passé », a-t-elle déclaré.

À l’issue des débats, l’avocat général a requis la confirmation du jugement rendu par le tribunal de première instance.

De son côté, la défense a insisté sur « l’injustice » subie par sa cliente et a demandé sa relaxe.

« Elle est innocente. Rien ne prouve que c’est-elle qui a pris l’argent. Elle n’était pas seule dans la boutique. Elle a été injustement emprisonnée. Nous demandons sa relaxe pure et simple », a plaidé l’avocat.

Dans sa décision finale, la Cour d’Appel a confirmé la condamnation prononcée par le tribunal de première instance de Mafanco. Ayant déjà purgé la partie ferme de sa peine, la prévenue a recouvré sa liberté.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.com

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