CRIEF : La demande de mise en liberté de l’ex-président de la Cour constitutionnelle rejetée

Actu 1

Après avoir comparu trois fois devant la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mohamed Lamine Bangoura a sollicité de cette juridiction, ce 9 mars 2026, une mise en liberté sous condition.

Cet ancien président de la Cour constitutionnelle, accusé de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité portant sur un montant de 20 milliards de francs guinéens, n’a jamais reconnu les faits. En formulant cette demande, il a expliqué à la Cour qu’auparavant, il avait bénéficié de trois ordonnances de mise en liberté qui n’ont jamais été exécutées.

« Monsieur le président, sur les neuf membres de la Cour constitutionnelle, mon client est le seul à être en prison. M. Lamine Bangoura a une famille. Je rappelle qu’après le coup d’État du 5 septembre 2021, ses documents de voyage ont été confisqués, ses comptes bancaires gelés et même son salaire d’enseignant est bloqué », a renchéri son avocat, Me Facinet Soumah, qui a réitéré la même demande que son client.

Finalement, la Cour a décidé de rejeter sa demande de mise en liberté. D’autres mesures ont été ordonnées à l’audience de ce lundi par la Cour présidée par Yagouba Conté. D’abord, il a été ordonné au gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée de produire les relevés des comptes de la Cour constitutionnelle d’octobre 2018 à septembre 2021.

Ensuite, la Cour a ordonné au gouverneur de la BCRG d’instruire le directeur général de la banque UBA de communiquer les relevés bancaires du prévenu Sidiki Sylla.

L’affaire a été renvoyée au 18 mars pour la suite des débats.

 

 

Par ODD pour Judicalex-gn.org

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à commenter !

Vous devez vous connecter pour commenter cet article.


Articles similaires