CRIEF : l’affaire de l’ancien ministre Ibrahima Kourouma et de son DAAF renvoyée au 23 décembre prochain

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LeRenifleur Judicalex Guinée 16/12/2025

L’affaire opposant l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, à l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), Ibrahima Kourouma, et à son Directeur des affaires administratives et financières (DAAF), a été évoquée devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), ce mardi 16 décembre 2025.

À l’ouverture de l’audience, le juge a constaté l’absence de l’un des prévenus, en l’occurrence Mohamed V. Sankhon. Contrairement à son co-prévenu, Ibrahima Kourouma était présent, mais sans ses avocats.

Interrogé sur l’absence de ces derniers, l’ancien ministre sous Alpha Condé a expliqué au juge que ses conseils lui auraient confié ne pas avoir été informés de la tenue de l’audience.

« J’ai appelé mon avocat, Me Kouyaté, qui m’a dit qu’il n’avait pas été notifié. C’est presque ce que tous les autres m’ont dit. Certains étaient même en audience lorsque je les ai appelés », a-t-il déclaré.

Interpellé sur cette situation, le procureur spécial, Aly Touré, s’est montré catégorique. Il a indiqué à la Cour que toutes les parties avaient été régulièrement notifiées de la tenue de l’audience, renvoyant la responsabilité de l’absence des avocats au prévenu Ibrahima Kourouma.

« C’est à lui de nous expliquer pourquoi ses avocats ne sont pas présents », a-t-il lancé.

Concernant l’absence de Mohamed V. Sankhon, le procureur a précisé devant la Cour que ce dernier est un prévenu libre, sans toutefois entrer dans les détails. Une autre absence remarquée lors de cette audience est celle de la partie civile, représentée par l’Agent judiciaire de l’État.

Face à ces différentes absences, le président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui, a décidé de renvoyer l’affaire au 23 décembre prochain.

Pour rappel, les deux anciens cadres du ministère de l’Enseignement pré-universitaire sont poursuivis pour des faits de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite. En première instance, Dr Ibrahima Kourouma avait été reconnu coupable et condamné par la Chambre de jugement de la CRIEF à quatre (4) ans de prison ferme, assortis de la confiscation de la majorité de ses biens.

Quant à son co-prévenu, Mohamed V. Sankhon, il avait été relaxé pour délits non constitués.

 

Par BONANKUN, pour lerenifleur224.com 

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