Détournement de plusieurs conteneurs de noix de cajou : « C’est une affaire de plus de 300 000 dollars », précise Me Amadou Diallo

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LeRenifleur Judicalex Guinée 20/01/2026

Comme annoncé précédemment, le procès de Sudhanshu Das, de nationalité indienne, s’est poursuivi ce mardi 20 janvier 2026 devant le tribunal de première instance de Kaloum. L’affaire a été renvoyée au 27 janvier 2026 pour la suite des débats. À la sortie de la salle d’audience, l’avocat d’Alpha Oumar Bah, l’une des parties civiles dans cette procédure, s’est exprimé devant les médias présents. Me Amadou Diallo estime que si « la justice ne prend pas ses responsabilités dans cette affaire, c’est toute une filière qui risque de mourir ».

Le prévenu, qui comparaît libre, est poursuivi pour escroquerie portant sur un montant de plus de 300 000 dollars. Cette somme aurait été escroquée au préjudice d’Alpha Oumar Bah, responsable de la société AOB et Frères, et d’Ahmed Traoré, responsable de la société Traoré Négoce, tous deux parties civiles dans cette procédure.

Revenant sur les faits, Me Amadou Diallo a fait savoir qu’il s’agit d’une affaire d’escroquerie de grande envergure.

« C’est une procédure correctionnelle pour escroquerie. Je suis l’avocat de AOB. Il y a également les avocats de Traoré Négoce. Les deux entités ont porté plainte contre Sudhanshu Das parce qu’elles sont victimes d’escroquerie. La procédure a été orientée en flagrant délit. C’est une affaire qui porte sur plus de 300 000 dollars, donc ce n’est pas une petite affaire. Il s’agit d’un groupe de sociétés étrangères qui utilise des manœuvres frauduleuses pour escroquer l’argent de commerçants exportateurs de noix de cajou. Mais il faut souligner que cet argent ne leur appartient pas : c’est celui des producteurs. C’est surtout sur cet aspect que repose notre combat judiciaire », a-t-il expliqué.

Selon l’avocat, les transactions se déroulaient normalement au départ par voie bancaire. Mais le prévenu aurait ensuite bloqué les paiements pour mettre en place des manœuvres frauduleuses.

« Au début, tout se passait normalement. Les transactions se faisaient par les banques. Mais à un moment donné, lorsqu’ils ont voulu exécuter leurs mauvaises manœuvres, ils ont bloqué les paiements bancaires. Ils ont demandé à nos clients d’envoyer directement les bons de livraison (BL). Les BL ont été transmis, la marchandise livrée et vendue, et aujourd’hui, il se dédouane en disant qu’il n’est pas responsable », a-t-il déploré.

Me Amadou Diallo a de nouveau insisté sur les conséquences économiques de cette affaire.

« Si nous n’obtenons pas une bonne décision, c’est toute la filière de la noix de cajou qui s’effondre. Plusieurs producteurs suivent cette affaire de près. Ils attendent leur argent. Ils attendent qu’Alpha Oumar Bah et Ahmed Traoré soient payés afin de récupérer leur dû. Aujourd’hui, nous sommes convaincus que la justice rendra une décision juste pour sauver la filière de la noix de cajou, protéger nos commerçants exportateurs et surtout préserver les pauvres producteurs », a-t-il conclu.

À noter que le conseil du prévenu Sudhanshu Das n’a pas souhaité répondre aux questions des journalistes présents.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

 

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