Gestion des avoirs criminels : L'AGRASC déploie ses « sentinelles » dans les régions

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Le Directeur général de l’AGRASC, Mohamed Diawara, a réuni ce mardi 17 février les agents référents des huit régions administratives. Une étape clé pour transformer la gestion des saisies judiciaires en Guinée. Passer de la théorie à l’action territoriale. C’est tout l’enjeu de la séance de travail qui s’est tenue ce mardi entre la direction de l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRASC) et ses nouveaux relais locaux. Pour Mohamed Diawara, il ne s’agissait pas d’une simple réunion formelle, mais du lancement d’un véritable maillage opérationnel à l’échelle nationale.

Désormais, chaque juridiction dispose d’un interlocuteur privilégié : l’agent référent. Véritable « point de jonction », ce dernier a pour mission de fluidifier la remontée d’informations et d’harmoniser les procédures de saisie.

 

 

« À travers vous, nous devons assurer la remontée rapide et fiable des informations, harmoniser les procédures et sécuriser les biens placés sous la main de la justice », a martelé le Directeur général devant une assemblée de greffiers investis de ces nouvelles responsabilités.

L’un des piliers de cette réforme repose sur la modernisation des outils de suivi. Au cours des échanges, l’accent a été mis sur la centralisation et la sécurisation des données. L'objectif est limpide : garantir que chaque bien saisi, qu'il s'agisse de numéraire ou de patrimoine matériel, soit tracé avec une précision chirurgicale pour éviter toute déperdition.

Les bénéfices attendus de cette collaboration :

Accélération des procédures judiciaires liées aux biens saisis.

Préservation de la valeur des actifs sous-mains de justice.

Transparence totale vis-à-vis de l'État et des citoyens.

Le porte-parole des agents référents, Me M’Bemba Camara, a salué une vision qui s'inscrit dans les grandes orientations de la Présidence de la République. En renforçant l'efficacité de l'AGRASC, c'est toute la chaîne pénale qui gagne en crédibilité.

En devenant des maillons essentiels du dispositif, ces agents ont désormais la lourde tâche de veiller à ce que « le crime ne paie plus », tout en protégeant les intérêts financiers de l’État avec une rigueur renouvelée.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.og

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