Nouveau rebondissement dans la détention de Toumba Diakité à la maison d’arrêt de Coyah : ses avocats assignent le procureur de la République et le régisseur pour détention arbitraire

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Plus d’un mois après son transfert de la maison centrale de Conakry vers la maison d’arrêt de Coyah, les avocats d’Aboubacar Sidiki Diakité, alias « Toumba », se lancent dans une nouvelle bataille judiciaire. Ils jugent arbitraire la détention de leur client dans cet établissement pénitentiaire et assignent en justice le procureur près le tribunal de Coyah ainsi que le régisseur de la maison d’arrêt de ladite localité.

Ce mardi 17 mars 2026, les parties étaient devant le tribunal de première instance de Coyah. Les avocats reprochent à ces deux responsables de détenir arbitrairement leur client.

« Sa détention ne répond à aucune norme. Elle ne se justifie par aucune décision. Bien que le communiqué du procureur général indique qu’il s’agit d’une décision de l’administration pénitentiaire, celle-ci n’a pas été produite aux débats. Elle n’a été notifiée ni au commandant Toumba ni à ses avocats que nous sommes », a déploré le collectif des avocats de l’accusé.

Depuis l’extradition de Toumba Diakité en Guinée jusqu’à ce jour, ses avocats ne cessent d’alerter sur son état de santé. Maître Paul Yomba Kourouma a réitéré ces inquiétudes devant le juge ce mardi. Il s’alarme davantage de la situation de son client et invite le tribunal à agir pour éviter une dégradation de son état.

« Nous avons trouvé un homme très affaibli, se tenant le ventre, isolé dans un sous-sol, sans possibilité de visite. Il n’y a pas d’infirmerie capable de le prendre en charge, au point qu’en cas de complication, il faut s’attendre au pire. Nous ne demandons pas sa libération. Il doit purger sa peine, qui tire à sa fin. Nous demandons simplement qu’il soit ramené dans l’établissement où il se trouvait, qui est également proche de centres hospitaliers adéquats », a sollicité Maître Paul Yomba Kourouma.

Pour asseoir sa conviction avant de rendre sa décision, le juge a ordonné un transport judiciaire.

De leur côté, les avocats de la défense maintiennent leur position, estimant que le procureur et le régisseur n’ont posé aucun acte illégal. Ils se disent d’ores et déjà convaincus que le droit est de leur côté.

Au terme des débats, l’affaire a été mise en délibéré pour une décision attendue le 24 mars prochain.

 

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

 

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