Nouvel homme fort de la Justice : Ibrahima Sory II Tounkara face à un département “où tout est priorité” (Rection exclusive)

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LeRenifleur Judicalex Guinée 03/02/2026

Nommé ce lundi 02 février 2026 par le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, au poste stratégique de Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara s’est exprimé pour la première fois depuis sa prise de fonctions. Cette interview exclusive accordée à notre rédaction constitue la toute première réaction officielle du nouveau chef du département de la Justice.

Visiblement ému, le magistrat chevronné n’a pas caché la profondeur de ses sentiments face à la confiance placée en lui par les plus hautes autorités du pays.

« La joie, elle est immense. Elle est vraiment grandiose », a-t-il déclaré d’emblée, avant de rendre hommage à Dieu, au président de la République et au Premier ministre, chef du Gouvernement, qui l’a proposé à ces hautes fonctions. « Je prie Dieu qu’il m’aide à pouvoir réaliser au mieux cette mission », a-t-il ajouté, reconnaissant que « quand l’émotion est grande, les mots deviennent rares ».

Interrogé sur ses priorités à la tête d’un département aussi sensible que stratégique, le nouveau Garde des Sceaux a appelé à la retenue. Pour lui, la Justice concentre aujourd’hui de nombreux défis urgents.

« Tout est priorité dans ce département », a-t-il affirmé, évoquant notamment la question des ressources humaines et le vieillissement de la magistrature. Toutefois, il estime prématuré d’annoncer une feuille de route détaillée. « Je m’apprête à recevoir une feuille de route dans laquelle ma mission sera définie. Il est donc trop tôt pour décliner mes priorités », a-t-il précisé.

Né en 1977 à Conakry, Ibrahima Sory II Tounkara est issu d’une famille profondément enracinée dans la magistrature. Frère cadet d’Ibrahima Sory I Tounkara, président de chambre à la Cour suprême, il porte l’appellation « Ibrahima Sory II » afin de les distinguer. Jusqu’à sa nomination, il occupait les fonctions de premier président nommé de la Cour d’appel de Conakry.

Ces derniers mois, il s’est imposé comme l’un des visages les plus marquants de la justice guinéenne, notamment à travers sa conduite rigoureuse et saluée du procès historique du massacre du 28 septembre 2009. Une expérience et une stature qui nourrissent de nombreux espoirs quant à l’avenir de la Justice et des droits de l’Homme en Guinée, à l’heure où le pays poursuit sa transition.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org

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