Plus de 6 kg de cocaïne saisis à l’aéroport de Conakry : l’auteur présumé plaide coupable devant la Cour d’appel

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Le procès en appel de l’accusé Mamadou Baldé, cuisinier de profession, s’est ouvert ce jeudi 12 mars 2026 devant la Cour d’appel de Conakry. Ce ressortissant bissau-guinéen est poursuivi pour « trafic international de cocaïne ». Il a été interpellé le 9 octobre 2024 à l’aéroport international de Conakry en possession de 6,1 kilogrammes de cocaïne. Devant la Cour d’appel, il a reconnu les faits de trafic de drogue mis à sa charge.

Après son arrestation, il a été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry depuis le 25 octobre 2024. Jugé en première instance par le tribunal criminel de Mafanco, il a été déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a été condamné à cinq ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 100 millions de francs guinéens au profit de l’État guinéen.

C’est contre cette décision que l’accusé, à travers son conseil, a interjeté appel. En exposant les motifs de l’appel, l’avocat a estimé que la peine infligée à son client « est très élevée » et a demandé à la cour de la revoir à la baisse.

La parole a ensuite été donnée à l’accusé afin qu’il livre sa version des faits. Dans sa déposition, il a reconnu avoir transporté les six kilogrammes de cocaïne de Bissau à l’aéroport de Conakry, où il a été interpellé. Toutefois, il affirme ignorer l’identité de la personne qui lui a remis la drogue ainsi que celle du destinataire.

« C’est quelqu’un qui m’a remis cette drogue en Guinée-Bissau pour que je la remette à une autre personne dont j’ignore le nom en Guinée. Quand je suis arrivé à Conakry, il a coupé tout contact », a expliqué l’accusé devant le juge audiencier Sékouba Condé.

Dans ses réquisitions, l’avocat général a demandé à la cour de confirmer en toutes ses dispositions la décision rendue par le tribunal de première instance de Mafanco. Il a par ailleurs estimé que la juridiction de première instance avait fait preuve de clémence dans sa décision.

« Nous requérons la confirmation en toutes ses dispositions de la décision rendue par le tribunal d’instance. Heureusement que le parquet n’a pas interjeté appel, sinon nous aurions demandé une révision de la peine à la hausse », a-t-il requis.

De son côté, la défense a demandé à la cour d’accorder à son client de larges circonstances atténuantes.

« Il a reconnu les faits à travers ses aveux. C’est une prise de conscience. Le temps qu’il a passé en prison l’a éduqué. Il exerce un métier qui lui permet de gagner sa vie. Nous demandons à la cour de lui accorder des circonstances atténuantes », a plaidé l’avocat de la défense.

À l’issue des débats, la cour a mis l’affaire en délibéré pour une décision attendue le 9 avril 2026.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

 

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