Politique générale du Gouvernement, Dr Dansa Kourouma livre un message ferme : « Le temps des déclarations ne suffit plus, le temps des preuves est venu ».

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LeRenifleur Judicalex Guinée 26/03/2026

Dans une intervention à la fois profonde, exigeante et résolument tournée vers l’avenir, il a mis en lumière les défis majeurs liés à la gouvernance, à la responsabilité et à l’obligation de résultats. Autant d’enjeux auxquels devra répondre l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah.

 

Judicalex-gn.org vous propose l'integralité du discours du President du Conseil National de la Transition (CNT)

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Honorables Conseillers nationaux,

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes,

Il est des moments dans la vie d’une Nation où le temps semble suspendre son cours ordinaire, où l’action publique cesse d’être une simple succession d’actes pour devenir une responsabilité devant l’Histoire. Il est des instants où la parole publique ne se contente plus d’accompagner l’action, mais devient elle-même un acte fondateur, porteur d’orientation, de mémoire et d’espérance.

La séance qui nous réunit aujourd’hui, mercredi 25 mars 2026, consacrée à la présentation du Discours de Politique Générale du Gouvernement par le Premier Ministre, appartient à cette catégorie rare.

Mesdames et Messieurs,

Dans l’histoire des démocraties, la Déclaration de Politique Générale trouve ses origines dans les grandes traditions parlementaires, notamment celles issues des régimes européens où le Gouvernement, dès sa formation, vient exposer devant la représentation nationale sa vision, ses priorités et les orientations de son action. Cet exercice républicain, progressivement consacré comme un moment essentiel de la vie institutionnelle, s’est imposé comme un instrument de transparence, de responsabilité et de dialogue entre les pouvoirs.

Adopté et adapté par de nombreuses démocraties à travers le monde, il est devenu bien plus qu’une formalité : un acte politique majeur, un engagement public, un point de référence pour l’évaluation de l’action gouvernementale. Dans notre pays, cette tradition prend désormais corps et s’enracine progressivement dans nos pratiques institutionnelles. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée de consolider l’État de droit, de renforcer la culture démocratique et de structurer le dialogue entre les institutions.

À cet égard, il convient de saluer la constance avec laquelle cet exercice est respecté. Monsieur le Premier Ministre Amadou Oury  BAH, vous êtes aujourd’hui à votre deuxième présentation devant la représentation nationale pour cet exercice en l’espace de trois années.  Cela témoigne d’un attachement réel à cette tradition républicaine et d’une compréhension profonde de sa portée Il convient également de souligner le rôle déterminant du Président de la République, dont l’engagement en faveur du dialogue institutionnel a largement contribué à faire de cet exercice un moment central de notre vie démocratique.

Monsieur le Premier Ministre

Mesdames et Messieurs,

La Déclaration de Politique Générale n’est pas un simple discours. Elle est un instrument d’orientation et d’évaluation. Elle permet au Parlement d’apprécier la vision du Gouvernement, d’en mesurer la cohérence, d’en interroger les priorités. Elle constitue un repère pour les citoyens, un baromètre des choix publics, un cadre de lecture de l’action gouvernementale.

Elle est également le fondement de l’exercice du contrôle parlementaire, en donnant à la représentation nationale les éléments objectifs nécessaires pour suivre, évaluer et apprécier l’action du Gouvernement dans la durée. C’est pourquoi nous formons le vœu que les priorités qui seront déclinées  soient pertinentes, cohérentes, mesurables et soutenables. Car c’est à cette condition que la redevabilité prend tout son sens, et que la confiance entre les institutions et les citoyens peut se consolider.

Mesdames et Messieurs,

L’exercice qui nous réunit, cet après-midi s’inscrit au demeurant, dans le respect des exigences de notre Loi fondamentale, notamment celles prévues à l’article 82 de la Constitution, qui dispose que le Premier Ministre présente sa Déclaration de Politique Générale devant le Parlement dans un délai de 60 jours, suivie de débats sans vote. Ce cadre constitutionnel donne à notre rencontre toute sa légitimité et toute sa portée. Nous ne sommes plus dans l’incertitude des commencements. Nous ne sommes plus dans l’effort fragile des transitions. Nous sommes entrés dans un temps plus exigeant, plus décisif : celui de la maturité républicaine.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le Conseil National de la Transition a été l’atelier de cette épopée. Cette salle historique de l’hémicycle, qui fut celle des fondations, est devenue aujourd’hui celle de la consolidation. Ce lieu, qui a accompagné la Transition, reste plus que jamais le creuset de la responsabilité. Car ce qui se joue ici n’est plus la mise en place des règles, mais leur incarnation.

Monsieur le Premier Ministre,

Votre présence devant la représentation nationale n’est pas un acte ordinaire. Elle porte une signification particulière. Elle traduit le passage d’un temps à un autre. Hier, vous exerciez dans un cadre transitoire, marqué par l’urgence et l’adaptation. Aujourd’hui, vous vous inscrivez dans un cadre constitutionnel stabilisé, marqué par la durée, la cohérence et l’exigence. Ce passage n’est pas seulement institutionnel. Il est profondément politique, au sens le plus noble du terme. Il appelle une transformation des pratiques, une élévation des responsabilités et une intensification des attentes.

Car, comme il a été dit avec justesse, gouverner dans l’exception n’obéit pas aux mêmes règles que gouverner dans la normalité constitutionnelle. Et c’est précisément là que commence le véritable défi pour vous, pour  votre Gouvernement et pour la Nation entière.

Honorables Conseillers nationaux,

Le chemin parcouru par notre pays mérite d’être rappelé, non par complaisance, mais par lucidité. Rien de ce que nous vivons aujourd’hui n’est le fruit du hasard. Rien n’a été donné. Tout a été construit, souvent dans la difficulté, parfois dans l’incertitude, toujours avec la volonté de préserver l’essentiel. L’adoption d’une nouvelle Constitution a marqué une étape décisive.

Elle a redéfini les équilibres, clarifié les responsabilités et posé les bases d’un ordre institutionnel renouvelé. Les lois organiques, progressivement mises en place, sont venues donner corps à cette architecture. Ce mouvement n’a pas seulement été juridique. Il a été une réponse politique à une exigence profonde : celle de doter notre pays d’institutions crédibles, stables et respectées.

Dans cette trajectoire, le Conseil National de la Transition a assumé une responsabilité historique. Il n’a pas été un simple organe de circonstance. Il a été un lieu de débat, un espace de construction, un instrument de refondation.

Aujourd’hui, cette responsabilité se prolonge, mais elle change de nature. Nous ne sommes plus dans l’accompagnement d’un processus. Nous sommes dans l’exercice d’une fonction. Nous ne sommes plus dans la préparation des règles. Nous sommes dans leur mise à l’épreuve. Et cela implique une exigence nouvelle.

Mesdames et Messieurs,

Le Parlement, dans toute démocratie, n’est pas un décor. Il est un acteur. Il ne se contente pas d’enregistrer. Il éclaire, il questionne, il contrôle, il évalue.Il est, en réalité, la conscience organisée de la Nation. C’est dans cet esprit que doit être comprise la relation entre le Conseil National de la Transition et le Gouvernement. Une relation de franchise, certes. Une relation de respect, évidemment. Mais surtout une relation d’exigence. Il ne saurait y avoir, dans une République qui se veut forte, ni complaisance institutionnelle, ni opposition stérile. Il doit y avoir une tension féconde, celle qui permet à l’action publique de se hisser à la hauteur de ses ambitions. Le pouvoir, dans un tel cadre, n’est jamais une facilité. Il est une épreuve. Il oblige à la cohérence, à la rigueur et à la responsabilité.

Monsieur le Premier Ministre,

C’est dans cet esprit que doit être entendu votre discours. Vous allez présenter une vision. Cette vision s’inscrit dans un contexte marqué par des réformes importantes, par des attentes fortes, par des défis considérables. Parmi ces défis, certains ont une portée structurante.

Le programme de développement engagé autour de Simandou en est une illustration majeure. Il ne s’agit pas d’un projet parmi d’autres. Il s’agit d’un levier de transformation, d’un pari sur l’avenir, d’un test de notre capacité collective à traduire une ambition en résultats. Mais toute ambition appelle une discipline. Les expériences passées, ici comme ailleurs, nous enseignent que les grandes ressources peuvent être une bénédiction comme elles peuvent devenir une épreuve. Tout dépend de la manière dont elles sont gouvernées.

La question n’est donc pas seulement celle des projets annoncés. Elle est celle de leur cohérence, de leur financement et de leur exécution. La question est donc celle de la méthode.

À cet égard, la réussite du Programme Simandou appelle une mobilisation élargie et une coordination renforcée de l’ensemble des appareils de l’État, en particulier au sein de l’exécutif. Elle exige inclusion, participation et synergie, car aucun projet de cette envergure ne peut prospérer dans l’isolement ou la fragmentation des responsabilitésIl importe également de souligner que le Discours de Politique Générale que vous vous apprêtez à présenter trouve une articulation naturelle avec ce programme structurant, désormais encadré par des instruments juridiques majeurs que sont la Loi plan et la Loi programme de SIMANDOU 2040. L’un trace la vision, l’autre en organise la mise en œuvre ; votre action devra en assurer la cohérence, la lisibilité et l’efficacité. Car une politique publique ne se juge pas à la hauteur de ses intentions, mais à la réalité de ses effets. C’est pourquoi l’exigence de priorisation s’impose. Tout ne peut pas être fait en même temps. Tout ne peut pas être traité avec la même intensité. Il faut choisir, hiérarchiser et assumer. C’est aussi pourquoi l’exigence de transparence est incontournable. Les ressources publiques, quelles qu’elles soient, doivent être gérées avec rigueur, avec clarté et avec responsabilité. La confiance ne se décrète pas. Elle se construit. Et elle se construit d’abord par la cohérence entre les discours et les actes.

Mesdames et Messieurs,

Dans cette perspective, la gouvernance devient la clé de voûte de toute action publique. Car sans gouvernance, les politiques se dispersent. Sans gouvernance, les ressources se diluent. Sans gouvernance, les ambitions se perdent. La lutte contre la corruption, la redevabilité, la clarté dans la prise de décision ne sont pas des exigences abstraites. Elles sont les conditions mêmes de la crédibilité de l’État. Mais au-delà des grandes orientations, il est une réalité que nous ne devons jamais perdre de vue.

Cette réalité, ce sont les attentes de nos concitoyens. Elles sont simples dans leur expression, mais profondes dans leur portée. Accéder à un emploi digne. Se soigner sans contrainte excessive.

Éduquer ses enfants dans des conditions acceptables. Vivre dans un environnement sécurisé et équilibré. Voilà ce que nos concitoyens attendent. Et c’est à l’aune de ces attentes que sera jugée l’action publique.

Monsieur le Premier Ministre,

À cet égard, la question sanitaire mérite une attention toute particulière.  La couverture santé universelle, désormais consacrée comme un droit  à valeur constitutionnelle, doit cesser d’être une ambition théorique pour devenir une réalité tangible. Elle doit être accessible, effective et équitable. Elle doit atteindre chaque citoyen, sans distinction et sans exclusion. Il vous revient, Monsieur le Premier Ministre, de veiller à ce que cette avancée majeure se traduise concrètement dans la vie de nos populations. De la même manière, l’éducation demeure le socle de toute transformation durable. La scolarisation des enfants, et particulièrement celle des jeunes filles, doit être renforcée avec détermination. Une Nation qui éduque ses filles élève son avenir. L’accès aux études post universitaires doit également être élargi, assoupli, démocratisé, afin que le mérite et le talent ne soient jamais limités par des barrières structurelles. C’est d’ailleurs une exigence constitutionnelle désormais.

Dans cette dynamique, la place des femmes mérite une attention centrale. Leur formation, leur qualification, leur autonomisation doivent constituer une priorité affirmée de la Cinquième République. Leur présence accrue dans les instances de décision et dans les sphères de la vie nationale ne saurait être perçue comme une faveur accordée, mais comme la reconnaissance d’un droit légitime fondé sur le mérite, la compétence et l’égalité des chances.

Mesdames et Messieurs,

La question sécuritaire, quant à elle, appelle une vigilance constante. Elle doit être appréhendée dans toute sa globalité : sécurité des personnes et des biens dans nos espaces urbains, stabilité dans nos zones rurales, mais également préservation de l’intégrité territoriale. La défense nationale doit être consolidée, avec une attention particulière portée à nos relations de bon voisinage. Car si nous sommes attachés à la souveraineté de notre Nation, nous n’en demeurons pas moins fidèles à notre vocation d’ouverture, de solidarité et de fraternité, inscrite dans notre tradition et dans notre inclination panafricaniste. La justice, pour sa part, doit demeurer la boussole de la République. Elle a été au cœur de la transition ; elle doit rester au cœur de la Cinquième République. Car c’est par elle que l’État de droit se construit, que la démocratie se consolide, que les libertés et droits fondamentaux sont garantis. Une attention constante doit lui être accordée, afin qu’elle demeure indépendante, accessible et crédible La question du logement mérite également d’être portée au premier plan. Elle constitue aujourd’hui l’un des marqueurs les plus visibles des déséquilibres sociaux et des inégalités structurelles. L’accès à un logement décent ne peut demeurer un privilège réservé à quelques-uns. Il doit devenir une priorité nationale, pensée dans une logique d’équité, de planification urbaine maîtrisée et de régulation foncière efficace. La vente incontrôlée et souvent spéculative des terres constitue, à cet égard, un danger réel. Si elle n’est pas encadrée avec rigueur, elle risque de compromettre à la fois les perspectives d’urbanisation équilibrée, l’essor de l’agriculture et la cohésion sociale. Il est donc impératif d’agir avec responsabilité pour préserver cet héritage foncier au service du développement collectif.

Le développement, enfin, ne saurait être pleinement effectif sans une prise en compte réelle des collectivités décentralisées. C’est à la base que se construit la Nation. Le transfert effectif des compétences, déjà consacré par notre cadre juridique, doit être poursuivi et consolidé. La décentralisation ne doit pas être un principe proclamé ; elle doit être une réalité vécue.

Mesdames et Messieurs,

Le développement ne peut être seulement une affaire d’infrastructures ou de statistiques. Il doit être une amélioration tangible de la vie quotidienne. Il doit être ressenti, visible et partagé. Cela implique une attention particulière à l’équité territoriale. Aucun espace national ne doit être laissé en marge. Aucun territoire ne doit être condamné à l’oubli. Cela implique également un engagement fort en direction de la jeunesse. Non pas comme un slogan, mais comme une priorité réelle et structurante. La jeunesse n’est pas seulement l’avenir, elle est déjà une force d’action.  Elle doit être placée au cœur des politiques publiques, au centre des projets et des programmes, au fondement même de la dynamique nationale. Sa formation, son encadrement, la construction en elle du sentiment national, ainsi que sa responsabilisation constituent des impératifs stratégiques.

À cet égard, il convient de saluer la vision portée au plus haut niveau de l’État, qui a su démontrer que la confiance accordée à la jeunesse n’est pas un pari risqué, mais un choix porteur d’avenir. Il nous appartient désormais de réunir les conditions nécessaires pour mériter et consolider cette confiance. La question environnementale, enfin, s’impose à nous avec une urgence particulière. La dégradation progressive de notre environnement constitue l’un des dangers les plus graves qui nous guettent. Dans nos zones minières notamment, les effets sont visibles, tangibles, parfois irréversibles. Dans nos villages, en pleine journée, souffle désormais un vent chaud là où s’étendait autrefois une végétation luxuriante qui faisait la richesse de notre cadre de vie et la fierté de nos communautés. La déforestation avance. Les équilibres naturels se fragilisent. Les conditions de vie se dégradent.Face à cela, l’inaction n’est plus une option. Il devient impératif d’engager des politiques volontaristes de protection de l’environnement, de régulation des activités extractives et surtout de reboisement massif à travers des actions concrètes, suivies et évaluées. L’histoire de certaines expériences nationales en la matière montre que des réponses audacieuses et structurées peuvent produire des résultats significatifs. Dans ce contexte, l’entrée dans une nouvelle République doit s’accompagner d’un changement de culture.

Une culture du résultat.

Une culture de l’évaluation.

Une culture de la responsabilité.

Les politiques publiques doivent être suivies, mesurées et corrigées. Les écarts doivent être identifiés. Les retards doivent être assumés. Les réussites doivent être consolidées.

Le temps des déclarations ne suffit plus. Le temps des preuves est venu. Et dans ce temps, le rôle du Parlement est essentiel. Il ne s’agit pas de freiner l’action gouvernementale. Il s’agit de la renforcer, en lui donnant la rigueur qui garantit sa durabilité. Il ne s’agit pas d’entraver. Il s’agit d’éclairer.

Il ne s’agit pas d’opposer. Il s’agit d’exiger. Car au fond, ce qui est en jeu dépasse les institutions. Ce qui est en jeu, c’est la confiance collective. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de notre pays à se projeter avec Sérénité Ce qui est en jeu, c’est la crédibilité de notre parole publique. Dans ce moment particulier, il nous appartient à tous de nous hisser à la hauteur de nos responsabilités.

Les divisions inutiles doivent céder la place à la confrontation constructive. Les intérêts particuliers doivent s’effacer devant l’intérêt général. La République ne se construit pas dans l’unanimité de façade, mais  dans la convergence des responsabilités.

 

Mesdames et Messieurs, chers invités,

Permettez-moi, à cet instant, d’avoir une pensée respectueuse et reconnaissante à l’endroit du Président de la République le Général Mamadi DOUMBOUYA. Par son leadership, par sa constance, par sa vision, il a su créer les conditions du succès démocratique que nous vivons aujourd’hui. Il a su orienter notre pays vers la stabilité, vers la légitimité institutionnelle, vers le respect des principes fondamentaux. Ce chemin, qui nous conduit aujourd’hui à cet exercice républicain pleinement assumé, porte l’empreinte d’un engagement résolu en faveur de la République.

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez désormais la charge de traduire en actes les orientations que vous allez nous décliner.

Le peuple observe. Non pas avec impatience, mais avec exigence. Non pas avec défiance, mais avec attente. Et l’histoire, elle, ne retient pas les intentions. Elle retient les résultats.

Que votre action soit à la hauteur de cette exigence.

 

Vive la 5ème République ;

Vive le peuple de Guinée uni et fort ;

Vive le développement national de la République de Guinée ;

Vive la démocratie ;

Je vous remercie

 

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org

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