Procès des événements du 28 septembre : le dossier renvoyé au 7 avril 2026 pour la comparution des témoins

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LeRenifleur Judicalex Guinée 23/03/2026

Le second volet du procès des événements douloureux du 28 septembre 2009 s’est poursuivi ce lundi 23 mars 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la cour d’appel de Conakry. Dans le box des accusés, seul le colonel Bienvenu Lamah était présent. Il est poursuivi pour complicité, abus de confiance, meurtre, assassinat, viol, coups et blessures volontaires, vol à main armée, enlèvement, séquestration, entrave aux mesures, ainsi que pour omission de porter secours.

L’audience de ce jour avait été renvoyée pour la comparution des témoins cités par le ministère public.

Aussitôt après l’ouverture des débats, le président a demandé au ministère public si les témoins cités étaient présents.

Le représentant du ministère public, par la voix de Sidiki Camara, a fait savoir au tribunal que des diligences avaient été effectuées :

« La cédule a été remise à un huissier. Il a fait le travail. Il a pu joindre certains, mais n’a pas pu joindre d’autres. Concernant Mamadi Soumaoro, il n’a pas pu être joint. Oumar Youssouf Touré, alias Jolie, a été personnellement joint par un huissier », a indiqué le parquet.

Entre-temps, le conseil de Mamadi Soumaoro a pris la parole pour soutenir que son client n’avait plus le statut de témoin, mais celui de partie civile dans cette procédure.

« Il a changé de statut de témoin. Il est désormais partie civile dans cette procédure. Il a été l’une des premières victimes de ce crime de masse. Sa mère est décédée et l’enterrement a lieu aujourd’hui. C’est pourquoi il n’est pas présent. Mais il comparaîtra ici en tant que partie civile », a déclaré Me Mohamed Lamine Doumbouya.

Cependant, le ministère public, les avocats de la défense ainsi que ceux de la partie civile se sont tous opposés à ce changement de statut.

Après de longs échanges autour de cette question, la défense de Bienvenu Lamah a également demandé sa mise en liberté, le colonel étant en détention depuis le 21 novembre 2022.

Finalement, le tribunal a rejeté cette demande de mise en liberté ainsi que le changement de statut de Mamadi Soumaoro, et a renvoyé l’affaire au 7 avril 2026

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

 

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