TPI de Dixinn : Mamadou Oury Barry jugé pour abus de confiance dans une affaire de mini-bus

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Le procès opposant Sanassa Kaké à Mamadou Oury Barry s’est ouvert ce mercredi 11 mars 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn. La première poursuit le second pour des faits présumés d’« abus de confiance » portant sur un mini-bus d’une valeur estimée à 10 millions de francs CFA et sur une somme de 2 millions 500 mille francs CFA.

Des accusations rejetées par le prévenu, Mamadou Oury Barry. À la barre, il a expliqué que l’affaire trouve son origine à Dakar, au Sénégal, où les deux parties avaient convenu d’une collaboration dans le domaine du transport. Selon lui, une mésentente serait ensuite survenue entre eux.

« Sanassa Kaké est comme une sœur pour moi. Sa mère et ma mère sont issues du même père et de la même mère. Elle a acheté un mini-bus et me l’a confié pour en faire un taxi. D’ailleurs, nous sommes partis ensemble pour l’acheter. Contrairement aux 10 millions qu’elle évoque, le véhicule a été acquis à 8 millions de francs CFA. Quant aux 2 millions 500 mille francs CFA, ils ont été investis dans l’entretien du mini-bus, notamment pour installer des sièges manquants et un porte-bagages », a-t-il expliqué.

Le prévenu affirme également avoir dû quitter Dakar pour la Guinée afin de s’occuper de sa mère malade.

« Entre-temps, ma mère est tombée gravement malade et j’ai dû rentrer en Guinée pour m’occuper d’elle. Avant mon départ, je me suis rendu chez Sanassa Kaké et je lui ai remis les clés du véhicule que j’avais stationné derrière sa cour. Elle m’a même donné 50 000 francs CFA. Quelques jours plus tard, les agents de la mairie de Dakar sont venus enlever le véhicule. Lorsqu’un engin reste longtemps stationné sur la voie publique ou dans certains endroits, la grue de la mairie peut l’emporter. C’est ainsi que la voiture s’est retrouvée à la mairie de Dakar. Elle n’a donc pas été détournée », a-t-il soutenu.

Toujours selon les propos rapportés par le prévenu à la barre, la plaignante aurait engagé la procédure judiciaire pour deux raisons.

« Elle dit m’avoir poursuivi parce que je n’ai pas exploité le véhicule après l’achat, alors que c’était ce que nous avions convenu. Elle évoque aussi le fait que les documents du mini-bus n’étaient pas complets. Pourtant, c’est moi qui avais engagé la procédure pour l’obtention des papiers, car je comprenais mieux la langue locale. Pour récupérer le véhicule saisi par la mairie de Dakar, il faut ces documents. Comme elle ne les avait pas, elle n’a pas pu récupérer l’engin. Elle a donc porté plainte par colère », a-t-il ajouté.

Il a également précisé que, selon lui, le véhicule aurait été confié à un Sénégalais avant même son enlèvement par les services municipaux, alors qu’il se trouvait déjà en Guinée auprès de sa mère malade.

La plaignante, Sanassa Kaké, étant absente à l’audience, le tribunal, présidé par Mohamed Sangaré, a déclaré les débats clos dans cette affaire.

Peu avant l’ouverture des réquisitions et plaidoiries, l’avocat du prévenu, Maître Malick Touré, a sollicité la mise en liberté de son client pour raisons de santé. Une demande rejetée par le juge, qui a renvoyé l’affaire au 18 mars prochain pour les réquisitions et plaidoiries.

 

 

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

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