Transfert de Toumba à la prison de Coyah : le gouvernement promet des enquêtes approfondies

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L’affaire a suscité de vives réactions ces derniers jours. Après le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, c’est au tour du gouvernement guinéen de s’exprimer sur le transfèrement d’Aboubacar Sidiki Diakité, alias « Toumba », de la Maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah.

Ce transfert a été accompagné de fouilles dans les cellules des détenus. Des coups de feu ont été entendus à cette occasion, semant la panique chez certains riverains de Kaloum.

Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 13 février 2026, le porte-parole du gouvernement s’est voulu rassurant quant à la transparence adoptée par les autorités dans la gestion de cette situation. Refusant de se substituer au ministre de la Justice, Ousmane Gaoual Diallo, il a indiqué que ce dernier apportera les clarifications nécessaires sur l’évolution du dossier.

« Ce qui s’est passé fera l’objet d’une communication officielle. Le ministre de la Justice a pris l’engagement de mener des enquêtes afin de satisfaire la curiosité légitime de la population. Les auteurs sont identifiés, les motifs connus, mais il appartient à la justice, le moment venu, de prendre la parole. Si nécessaire, un procès sera organisé dans le respect des droits de chacun », a-t-il déclaré.

Depuis la survenue des faits, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer davantage d’éclaircissements.

« Il n’y a pas de péril en la demeure », rassure le gouvernement de la Cinquième République. « Notre pays ne peut pas faire l’économie de la transparence. Nous devons garantir les droits de l’homme et restaurer l’honorabilité de notre justice. Des enquêtes claires et approfondies sont en cours et, dans les prochaines semaines, tous les citoyens devraient être au même niveau d’information », a promis le porte-parole.

Par ailleurs, des poursuites ont déjà été engagées contre un agent de la garde pénitentiaire. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum reproche au sergent-chef Lamine N’Diaye la détention et l’introduction en milieu carcéral de substances psychotropes ainsi que d’objets interdits, en violation des dispositions des articles 749, 812 et suivants du Code pénal.

 

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

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