Violences meurtrières à Madina-Oula (Kindia) : les parties civiles expliquent les faits à la Cour d’appel de Conakry

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Le procès en appel de Fodé Mociré Dramé et Cie s’est poursuivi ce jeudi 5 mars 2026 devant la Cour d’appel de Conakry. Ce groupe de cinq personnes est poursuivi pour assassinat, séquestration et coups et blessures volontaires. Des infractions commises au mois de juin 2022 dans le district de Madina-Oula, préfecture de Kindia, où deux personnes ont perdu la vie au cours d’un affrontement. L’audience de ce jeudi a été marquée par la déposition de deux parties civiles.

Les accusés dans cette affaire sont : Moussa Dramé, Fodé Mociré Dramé, Bouhary Dramé, Sidiki Fofana et Aboubacar Cherif, tous en détention depuis le 19 juillet 2024. Ils ont été interpellés après l’affrontement meurtrier qui s’est produit à Madina-Oula. Un affrontement lié à un domaine situé dans le bas-fond de Fossikhouré, dans le secteur de Mèguèyah.

Saisi du dossier, le tribunal de première instance de Kindia a condamné les accusés à 10 ans de réclusion criminelle. C’est contre cette décision qu’ils ont interjeté appel devant la Cour d’appel de Conakry.

À l’audience de ce jeudi, Fodé Cissé et Abdoulaye Soumah, tous deux parties civiles dans cette procédure, ont été entendus par la Cour.

Dans sa déposition, Fodé Cissé a expliqué à la Cour qu’il a été ligoté et séquestré par les accusés. Il affirme avoir reconnu parmi ses assaillants Fodé Mociré Dramé et Aboubacar Cherif, présents dans le box des accusés.

Il dit également avoir vu des armes dans les mains de certains accusés.

« J’ai vu quatre armes. Ils ont distribué les armes. Et là où on m’a séquestré, j’ai entendu la détonation des coups de feu », a-t-il déclaré.

La seconde partie civile, Abdoulaye Soumah, a également expliqué à la Cour comment il a été victime dans cette affaire.

« C’était un mardi. On a appris que la route était barricadée à Dar-es-Salam. Le président du district de Dar-es-Salam m’a demandé d’aller voir ce qui se passait sur les lieux. J’ai pris la moto avec un agent pour aller vérifier. Quand je suis arrivé sur les lieux, j’ai vu la foule et j’ai cherché à fuir. Mais ils ont tenté de me blesser avec un coupe-coupe. Le coupe-coupe a touché le réservoir de ma moto. Le réservoir a été percé et l’essence est sortie. Ils ont brûlé la moto et j’ai pris la fuite. Quand je suis revenu à Dar-es-Salam, j’ai dit au président du district qu’il y avait effectivement un affrontement sur les lieux. Je lui ai montré mes blessures. Ils m’ont envoyé à l’hôpital de Kindia. C’est sur le terrain litigieux que j’ai été attaqué. Ma moto a été brûlée par plusieurs personnes. J’ai reconnu Aboubacar Cherif parmi les assaillants », a-t-il expliqué.

À l’issue de ces différentes dépositions, la Cour a renvoyé l’affaire au 26 mars 2026 pour la comparution de toutes les parties civiles.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

 

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