Vol de bétail à Mamou : les auteurs présumés plaident non coupable à la Cour d’appel de Conakry

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Les prévenus, Mamadou Djouldé Diakité et Souleymane Diakité, sont traduits en justice pour répondre des faits de vol de bétail. Ce vol présumé se serait produit dans le district de Berteya, préfecture de Mamou, au préjudice d’Ibrahima Sory Bah, partie civile dans cette procédure. Ce mercredi 25 mars 2026, la Cour d’appel de Conakry a examiné le dossier en présence de toutes les parties au procès.

Les deux prévenus sont en détention depuis le 10 février 2026. La partie civile, Ibrahima Sory Bah, leur reproche d’avoir volé son taureau dans le district de Berteya, préfecture de Mamou. L’affaire a été jugée au tribunal de première instance de Mamou, où les prévenus ont été déclarés coupables des faits mis à leur charge. Ils ont été condamnés à trois ans d’emprisonnement ferme. C’est contre cette décision que les prévenus et leur conseil ont interjeté appel. Le dossier a donc été examiné ce mercredi devant la Cour d’appel de Conakry.

Devant cette juridiction supérieure, les prévenus ont de nouveau plaidé non coupable des faits de vol de bétail mis à leur charge. Selon eux, le taureau objet du litige leur appartient.

« Le taureau nous appartient. Le signe qu’il porte est celui de notre troupeau », a expliqué le prévenu Mamadou Djouldé Diakité.

De son côté, la partie civile, Ibrahima Sory Bah, soutient mordicus que le taureau est sa propriété. Il a affirmé à la Cour que les prévenus avaient reconnu, à Mamou, que l’animal lui appartenait.

« Souleymane et Djouldé ont reconnu que le signe du taureau est le mien. Il y a même des enregistrements et des témoins », a-t-il déclaré.

Prenant la parole, l’avocat général a précisé que l’enregistrement et les témoignages évoqués par la partie civile ne figurent pas dans le dossier.

« Rien ne prouve que le taureau vous appartient. En dehors de votre simple déclaration, aucun élément n’atteste de votre propriété. Il n’apparaît nulle part dans ce dossier de témoignages ou d’enregistrements établissant que les prévenus ont reconnu les faits. La seule preuve avancée repose sur le signe indiqué sur l’animal, que vous attribuez à votre troupeau. Vous n’avez fourni aucune photo », a-t-il indiqué.

En réponse, la partie civile a insisté en ces termes 

 « Cet animal m’appartient. Le signe apposé sur nos bœufs est une flèche avec deux tirets. Dans les autres troupeaux, il y a la flèche, mais sans les tirets », a-t-il précisé.

Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a renvoyé l’affaire au 1er avril 2026 pour les réquisitions et plaidoiries.

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

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