TPI de Dixinn : le détenteur d’un chicha-lounge poursuivi pour nuisances sonores et vibrations

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Le procès opposant l’ancien ministre Elhadj Ibrahima Boiro à Aliou Barry s’est ouvert ce mercredi 22 avril 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn. Le premier poursuit le second pour nuisances sonores et vibrations. Des faits reconnus dans un premier temps par Aliou Barry, qui affirme toutefois avoir résolu le problème dès le début de la plainte.

À la barre, le prévenu explique que tout est parti d’un bail conclu avec une dame, voisine d’Elhadj Ibrahima Boiro, résidant au quartier Nongo. Il indique avoir aménagé la maison afin de la transformer en chicha-lounge. « Lorsque j’ai commencé à exploiter le lieu, il m’a interpellé à propos du bruit qui le dérangeait », a-t-il déclaré.

Conscient des plaintes, Aliou Barry affirme avoir promis de prendre des mesures pour réduire les nuisances.

« J’ai pris un bâtiment à Nongo que j’utilise comme lounge où les gens fument la chicha ; il y a aussi un restaurant. La maison dispose d’une terrasse à l’arrière où nous nous retrouvions après la rupture du jeûne, pendant le Ramadan, pour discuter entre amis. Un jour, il m’a appelé pour dire que nous le dérangions. Cela s’est produit à deux reprises. J’en ai parlé à mon bailleur, qui m’a répondu qu’il se plaindrait quoi qu’il arrive en raison d’un différend antérieur entre eux. Je lui ai alors dit que je n’avais rien à voir avec cela. Entre-temps, j’ai voyagé en Chine pour acheter du matériel destiné à réduire le bruit. Ma bailleresse m’a ensuite proposé d’augmenter la hauteur du mur séparant les deux concessions. À mon retour, après l’installation des équipements d’insonorisation, je l’ai invité à venir constater. Nous avons mis de la musique en sa présence et diminué le volume jusqu’à un niveau qu’il a lui-même jugé acceptable. Je ne savais pas qu’il avait déjà porté plainte jusqu’à ce que je sois convoqué », a expliqué le prévenu.

À la suite des questions du juge, le procureur a également interrogé le prévenu 

 « Savez-vous qu’un rapport a été établi à la suite d’un transport judiciaire ? » Aliou Barry a répondu

« Je ne suis pas au courant. Des personnes sont venues faire un constat, mais aucun rapport lié à des nuisances sonores ne m’a été présenté. »

De son côté, la partie civile a insisté sur la persistance des nuisances subies par son client. « Si, après vérification, il s’avère que le bruit persiste, êtes-vous prêt à vous engager à y mettre fin ? », a demandé l’avocat du plaignant. « Oui. Mon souhait a toujours été de faire en sorte que le son que nous diffusons ne le dérange pas », a répondu le prévenu.

L’affaire a été renvoyée au 29 avril 2026 pour la suite des débats.

 

 

Par ODD, pour Judicialex-gn.org

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