Port illégal de tenue militaire : le chauffeur Thierno Mouctar Diallo jugé et condamné au TPI de Kaloum

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Le procès de Thierno Mouctar Diallo, chauffeur de profession, poursuivi pour port illégal de tenue militaire, a pris fin ce mercredi 6 mai 2026. Le tribunal de première instance de Kaloum l’a déclaré coupable des faits mis à sa charge. Il a été condamné à un an d’emprisonnement assorti de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens.

Dans sa déposition, le prévenu, en détention depuis le 17 décembre 2025, a plaidé coupable. Il a expliqué au tribunal qu’il revenait de Mauritanie et qu’il ignorait que « porter ce camouflage » était interdit en République de Guinée.

« J’ai porté ça seulement, mais je n’avais aucune intention de faire du mal. Je ne savais pas que cela était interdit ici. Je revenais de Mauritanie, où je portais souvent ce camouflage militaire. C’est vrai, je l’ai porté, mais sans mauvaise intention. Quand je suis revenu en Guinée, je l’ai porté à plusieurs reprises. C’est lorsque je me suis rendu vers le palais Mohammed V que les militaires m’ont interpellé », a-t-il expliqué.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le ministère public, représenté par madame Djéné Cissé, a demandé au tribunal de le condamner à un an d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens.

« Porter un camouflage prête à confusion. La tenue militaire est sacrée, tout comme celle des magistrats. On ne peut pas permettre à n’importe qui de porter une tenue militaire. Il a porté ce camouflage pour se présenter devant des militaires. Nous demandons avec fermeté de condamner cet acte. Je vous demande de le déclarer coupable de port illégal de tenue militaire et, pour la répression, de le condamner à un an d’emprisonnement ferme et au paiement de 2 millions de francs guinéens d’amende », a requis la procureure.

La défense, pour sa part, a plaidé non coupable, soutenant que la tenue portée par son client n’avait rien à voir avec celle des forces armées guinéennes.

« Il s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. La tenue qu’il portait n’a rien à voir avec celle de nos forces armées guinéennes, et il n’avait aucune mauvaise intention. Je vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite. Et si, par extraordinaire, vous entrez en voie de condamnation, je vous demande de le condamner au temps déjà passé en détention », a plaidé la défense.

Statuant sur le siège, le tribunal l’a finalement déclaré coupable des faits de port illégal de tenue militaire et l’a condamné à un an d’emprisonnement assorti de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

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