Urgent / FUGAS : le parquet spécial ouvre une enquête pour des soupçons de corruption et de fraude massive

Actu 1

Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières a annoncé, ce 6 mai 2026, l’ouverture d’une enquête préliminaire portant sur les opérations d’assainissement et de fiabilisation du fichier unique de gestion administrative et de la solde (FUGAS). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement de la transparence dans la gestion des ressources publiques et de la lutte contre les infractions économiques et financières.

Dans un communiqué officiel, le parquet informe l’opinion publique nationale et internationale, ainsi que l’ensemble des agents de l’administration publique — fonctionnaires et contractuels — et les responsables des ressources humaines, de la mise en place d’une formation mixte d’Officiers de Police Judiciaire. Cette unité, composée d’éléments de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale, a été constituée conformément à la réquisition n°207/CRIEF/PPS/2026, en application de l’article 11 du Code de procédure pénale.

L’enquête vise des faits présumés graves, notamment la corruption d’agents publics, l’enrichissement illicite, le faux et usage de faux en écritures publiques, la prise illégale d’intérêt, la concussion, ainsi que le blanchiment de capitaux et la complicité. Ces infractions seraient liées aux opérations de gestion et de fiabilisation du FUGAS, un outil central dans l’administration des carrières et des rémunérations des agents de l’État.

Selon le parquet, ces pratiques contribuent à une mauvaise utilisation des ressources financières publiques et engendrent des charges indues pour l’État. Elles sont réprimées par plusieurs dispositions du Code pénal, ainsi que par les lois relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et à la prévention et répression de la corruption.

Pour mener à bien cette enquête dans le respect des principes de transparence, d’impartialité et de présomption d’innocence, plusieurs services spécialisés ont été mobilisés. Il s’agit notamment de la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale (DCIJ-GN), de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), de l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG), ainsi que de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Les investigations porteront sur plusieurs axes essentiels, dont la vérification des diplômes et documents administratifs, le contrôle physique des agents percevant des salaires, l’analyse des données de la solde, ainsi que l’identification de cas de paiements indus liés à des agents radiés, décédés ou absents du territoire national sans autorisation. Une attention particulière sera également accordée aux situations de complicité impliquant certains responsables administratifs et comptables publics.

Le parquet spécial a instruit les officiers requis d’identifier rapidement les auteurs, coauteurs et complices des faits présumés, et de les déférer devant la juridiction compétente, conformément aux textes en vigueur.

 

Ci-dessous le communiqué du parquet spécial 👇👇👇

 

Afin d’éviter toute désinformation, les autorités judiciaires invitent le public à se référer exclusivement aux canaux officiels pour toute information relative à cette procédure. Un numéro vert (627-80-17-17) ainsi que des adresses électroniques dédiées ont été mis à disposition à cet effet, en plus de la page officielle Facebook du parquet.

Par cette démarche, le parquet spécial réaffirme sa volonté de lutter contre l’impunité et de soutenir les efforts de l’État guinéen en faveur d’une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

 

 

Par Rahamane Mo,  pour Judicalex-gn.org 

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à commenter !

Vous devez vous connecter pour commenter cet article.


Articles similaires