Affaire Badra Koné et cie : une jonction de procédures sollicitée par le procureur spécial

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Absents lors de la première comparution, un groupe de trois personnes a été entendu ce jeudi 30 avril 2026 par la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Il s’agit de Namandjan Condé, Aliou Kaba et Moustapha Conté, poursuivis pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise illégale d’intérêts, conflit d’intérêts, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité », portant sur un montant de deux cent quarante milliards de francs guinéens. Interrogés sur ces faits, ils ont tous nié les accusations.

Alors que les débats s’orientaient vers le fond du dossier, le procureur spécial a demandé la parole afin d’attirer l’attention de la Cour sur la connexité entre la procédure pendante devant elle et celle examinée lundi dernier, impliquant l’ancien président de la délégation spéciale de Matam ainsi que plusieurs autres personnes et sociétés. Cette dernière procédure a finalement été orientée vers une instruction pour un supplément d’informations. C’est dans ce cadre qu’Alphonse Charles Wright a sollicité la jonction des procédures.

Invitée à se prononcer sur cette demande, la défense n’a émis aucune objection. Toutefois, elle a sollicité la mise en liberté de ses clients Namandjan Condé et Moustapha Conté, une requête qui n’a pas été retenue par la Cour. En revanche, Aliou Kaba comparaîtra libre lundi, date à laquelle l’affaire a été renvoyée pour statuer sur la demande de jonction de procédures formulée par le procureur spécial.

 

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

 

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