Djénabou Condé à la barre de la Cour d’appel de Conakry : « J’ai avalé 22 capsules de cocaïne et dissimulé 42 autres dans mes chaussettes »

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Le procès en appel de Djénabou Condé, accusée de « trafic international de drogue à haut risque », s’est ouvert ce jeudi 23 mai 2026 devant la Cour d’appel de Conakry. À la barre, l’accusée a reconnu avoir été interpellée à l’aéroport de Conakry en possession de stupéfiants. Elle affirme avoir avalé 22 capsules de cocaïne et dissimulé 42 autres dans ses chaussettes.

Djénabou Condé est détenue à la maison centrale de Conakry depuis le 3 décembre 2024. Après son arrestation, elle a été jugée par le tribunal de première instance de Mafanco, où elle a été reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés. Elle a été condamnée à cinq ans de réclusion criminelle.

N’étant pas satisfaite de cette décision, l’accusée, par le biais de son avocat, a interjeté appel devant la Cour d’appel de Conakry.

Exposant les motifs de l’appel, la défense a indiqué que sa cliente est « une délinquante primaire de bonne foi » qui ignorait la nature et les conséquences de la substance transportée.

Prenant la parole, l’accusée a plaidé coupable tout en livrant sa version des faits. Elle a confirmé avoir avalé 22 capsules de cocaïne et en avoir dissimulé 42 autres dans ses chaussettes.

« C’est ma copine Fanta Soumah qui m’a remis les capsules à avaler. Elle ne m’a pas dit qu’il s’agissait de drogue. Elle m’a encouragée à les avaler. C’était difficile. J’ai avalé les 22 capsules à Entag, avec de la sauce gombo. Les 42 autres ont été dissimulées dans mes chaussettes. On m’a remis 800 euros dans un premier temps, car j’avais besoin d’argent. Au total, je devais recevoir 2 000 euros. Je devais transporter ces capsules en Tunisie. Lorsque je suis arrivée à l’aéroport de Conakry, j’ai été interpellée. Les agents ont affirmé que je détenais de la drogue dans mes chaussettes, ce que je n’ai pas nié. Je leur ai même expliqué que j’avais avalé d’autres capsules », a déclaré l’accusée.

À l’issue de cette déposition, la Cour a renvoyé l’affaire au 7 mai prochain pour la suite des débats, notamment les réquisitions et les plaidoiries.

 

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

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