CRIEF : Kassory entendu par le juge en présence de toutes les parties au procès

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LeRenifleur Judicalex Guinée 11/05/2026

La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a effectué un déplacement, ce lundi 11 mai 2026, pour interroger Ibrahima Kassory Fofana. Il a été entendu sur des faits présumés de « détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux ».

Il aura fallu que le ministère public revienne sur un document qui n’aurait pas été versé au dossier de la procédure pour que le prévenu lui-même alerte la Cour. Aussitôt, celle-ci a décidé d’ajourner la suite de l’interrogatoire, en attendant que cette pièce soit communiquée aux différentes parties au procès afin de garantir le principe du contradictoire dans cette affaire.

D’ores et déjà, l’avocat du prévenu parle d’un déplacement de grande importance.

 

 

« Le fait que la Cour ait eu le courage et l’honnêteté professionnelle de se rendre à l’hôpital a permis à Kassory de faire face à la justice. Il est là parce qu’il est malade. Beaucoup pensaient qu’il sabotait la procédure et refusait de comparaître. Mais son état de santé prouve à suffisance qu’il ne pouvait pas comparaître. Au fil du temps, lorsque le parquet a évolué dans sa démarche, nous nous sommes rendu compte que ce qui a été notifié à Dr Kassory, lors de l’enquête de la gendarmerie, devant le cabinet d’instruction puis jusqu’à la décision de condamnation, diffère de certaines nouvelles pièces évoquées aujourd’hui, notamment le rapport d’audit. Le parquet a fait preuve de bonne foi en reconnaissant que certains documents en leur possession n’avaient jamais été débattus contradictoirement. Il y a des éléments bien réunis, mais mal exploités. Le dossier a donc été renvoyé afin de nous permettre d’accéder à ces pièces, pour que le contradictoire s’installe et que les débats se tiennent loyalement. C’est cela, un procès équitable », a-t-il déclaré.

Aucune date n’a été fixée sur place pour la suite de l’interrogatoire de Kassory Fofana.

La partie civile estime également nécessaire la communication de la pièce ayant fait l’objet du litige. Sans se prononcer sur le caractère convaincant ou non des réponses du prévenu, Me Amadou Babaen Camara considère que le déplacement de la Cour permettra de rendre une décision éclairée.

 

« Le parquet, qui est pour le moment la seule partie à avoir posé des questions, semble satisfait des réponses obtenues. On peut donc dire que la Cour a eu raison de venir ici, au chevet de Kassory. Cela permet le contradictoire et donne au prévenu l’occasion de répondre aux accusations formulées contre lui », a fait remarquer l’avocat.

Lors de l’audience du 7 mai dernier, la Cour avait renvoyé l’affaire au jeudi 14 mai pour la poursuite des débats. À cette date, la suite de l’interrogatoire de l’ex-Premier ministre Kassory Fofana pourrait être programmée ou une nouvelle date fixée.

 

Affaire à suivre...

 

 

Par ODD,  pour Judicalex-gn.org

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