Scrutin du 31 mai : l’ONASUR-E valide son travail de supervision et transmet son rapport à la Cour suprême

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L’Observatoire national autonome de supervision des élections et du référendum (ONASUR-E) a officiellement remis, vendredi 5 juin 2026, son rapport de certification relatif aux élections législatives et communales du 31 mai au président de la Cour suprême. Cette démarche intervient quelques jours après la publication des résultats provisoires finaux par la Direction générale des élections (DGE) et constitue l’une des dernières étapes institutionnelles du processus électoral.

Lors de la cérémonie, les responsables de l’Observatoire ont dressé le bilan de plusieurs mois de supervision sur le terrain, mettant en avant le travail accompli par leurs équipes à travers le pays ainsi qu’au sein des représentations diplomatiques guinéennes à l’étranger.

Pour Dr Sékou Koureissy Condé, cette remise de rapport s’inscrit désormais dans les usages institutionnels du pays. Selon lui, l’ONASUR-E respecte ainsi une tradition qui consiste à déposer son rapport de certification dès la proclamation des résultats provisoires par la DGE.

 

 

Le responsable a expliqué que le document transmis à la Cour suprême est l’aboutissement d’un travail qu’il qualifie de « difficile, profond et responsable », réalisé par les conseillers superviseurs de l’institution. Ce rapport, a-t-il indiqué, retrace les principales observations effectuées sur le terrain, met en lumière les acquis enregistrés au cours du processus et formule plusieurs recommandations pour l’avenir.

Dr Condé a insisté sur le caractère global de la mission menée par l’Observatoire, affirmant que ses équipes ont suivi l’ensemble des composantes du processus électoral. Selon lui, la production du rapport a été facilitée par un environnement qu’il juge favorable à la tenue du scrutin.

« L'ONASUR a travaillé sur le terrain. L'ONASUR a travaillé sur tous les aspects, tous les domaines du processus électoral, en termes d'observation et de supervision », a-t-il déclaré.

Le président de l’ONASUR-E a également salué les institutions qui, selon lui, ont contribué à garantir l’indépendance de l’organe de supervision. Il a notamment cité le ministère de l’Administration du territoire, le cabinet du président de la République, le ministère des Affaires étrangères, les forces de défense et de sécurité ainsi que la Haute Autorité de la communication.

« Ils ont tous veillé scrupuleusement à l'indépendance de l'ONASUR, à son indépendance d'initiative et à son indépendance d'action », a-t-il affirmé.

Profitant de cette tribune, Dr Sékou Koureissy Condé a adressé ses félicitations à la Direction générale des élections pour l’organisation du scrutin. Il a souligné l’ampleur de la tâche accomplie, notamment dans la gestion des opérations de vote à travers les milliers de bureaux ouverts sur le territoire national.

Pour illustrer l’importance du défi logistique, il a rappelé que le pays comptait près de 23 000 bureaux de vote, chacun devant gérer plusieurs urnes lors des opérations électorales.

« Le travail abattu était énorme. C'était un défi à relever. Le défi a été relevé », a-t-il déclaré, estimant que cette organisation constitue une performance qui mérite d’être retenue dans l’histoire électorale du pays.

Au-delà des aspects techniques, le président de l’ONASUR-E a mis l’accent sur la portée citoyenne du processus. Il a rendu hommage à l’ensemble des candidats ayant pris part au scrutin, estimant que leur engagement participe à la consolidation de la démocratie.

« Ce que l'histoire retiendra, c'est notre participation. C'est notre engagement. Mais ce que l'histoire retiendra de plus, c'est notre sens de la responsabilité citoyenne et patriotique », a-t-il indiqué, avant de conclure que « c'est la Guinée qui a gagné » et que « la paix » demeure le principal résultat issu de ces élections.

Premier rapporteur de l’institution, Ousmane Diaby est revenu sur le cadre juridique qui fonde les missions de l’ONASUR-E. Il a rappelé que l’Observatoire agit conformément aux dispositions prévues par le Code électoral et qu’il accompagne le processus de retour à l’ordre constitutionnel à travers ses activités de supervision.

Selon lui, des équipes ont été déployées sur toute l’étendue du territoire national ainsi qu’au sein des ambassades et consulats de la République de Guinée. Leur mission consistait à recueillir des informations sur le déroulement du scrutin et à transmettre les données aux équipes techniques chargées de leur traitement.

 

 

« L'ONASUR n'est pas dans l'opérationnel s'agissant des élections. Il est plutôt dans la supervision », a-t-il précisé.

Ousmane Diaby a expliqué que les informations collectées ont permis d’élaborer un rapport détaillé intégrant à la fois un récit des observations réalisées et des données techniques relatives notamment aux bureaux de vote, aux électeurs et à la participation.

Pour sa part, le deuxième rapporteur chargé des opérations, Ibrahima Kalil Bamba, a souligné la portée institutionnelle de la remise du rapport à la Cour suprême. Il estime que cet acte répond d’abord à une obligation légale, mais qu’il représente également un témoignage officiel des constats effectués durant le processus électoral ainsi qu’une expression du devoir républicain confié à l’Observatoire.

Il a également mis en avant les contraintes organisationnelles auxquelles l’ONASUR-E a dû faire face au cours de sa mission. Selon lui, la supervision électorale exige une importante mobilisation humaine et logistique.

 

« La supervision n'est pas aisée », a-t-il reconnu, avant de rappeler que les superviseurs déployés dans le pays et à l’étranger ont été sélectionnés sur la base de critères rigoureux liés à la neutralité, à l’objectivité, à la disponibilité et à l’intégrité.

À travers cette remise officielle de son rapport de certification, l’ONASUR-E boucle ainsi une étape majeure de sa mission de supervision des élections législatives et communales du 31 mai 2026. Les responsables de l’institution estiment que les opérations se sont déroulées dans un climat favorable et considèrent que la préservation de la paix sociale demeure l’un des principaux acquis du processus électoral.

 

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org

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