Scrutin du 31 mai 2026 : Pourquoi Morissanda Kouyaté affirme-t-il que la Guinée a tout financé seule ?

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Le scrutin législatif et communal organisé ce dimanche 31 mai 2026 vient clore officiellement quatre années de transition politique en Guinée. Après le référendum constitutionnel, l’élection présidentielle de décembre 2025 et les consultations électorales tenues ce jour, le pays franchit une nouvelle étape de son processus de retour à l’ordre institutionnel. Une question demeure toutefois au cœur des débats : qui a assuré le financement de l’ensemble de ces échéances électorales ?

En déplacement à Kouroussa pour accomplir son devoir civique, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a apporté des précisions sur cette question. Selon lui, malgré les dispositions prévues dans l’accord conclu entre la Guinée et la CEDEAO au début de la transition, le pays a finalement assumé seul les charges financières liées à l’ensemble du processus.

Le chef de la diplomatie guinéenne a rappelé que l’accord de transition signé avec l’organisation sous-régionale prévoyait initialement une mobilisation conjointe des partenaires techniques et financiers afin de soutenir l’organisation des élections. Toutefois, a-t-il affirmé, les différentes étapes de la transition ont été réalisées grâce aux ressources nationales et sous l’impulsion du président de la République.

 

Pour Dr Morissanda Kouyaté, cette capacité de financement constitue un symbole fort de l’affirmation de la souveraineté nationale. Il estime que la prise en charge intégrale des consultations électorales par l’État guinéen traduit la volonté des autorités de renforcer l’indépendance économique et politique du pays.

Le ministre s’est également félicité du déroulement des opérations électorales, qu’il considère comme l’aboutissement d’une transition conduite dans un climat de paix, de stabilité et de sécurité. À ses yeux, cette nouvelle étape doit désormais ouvrir la voie à une mobilisation collective autour des défis de développement économique et social auxquels la Guinée est confrontée.

Évoquant les perspectives de l’après-transition, il a insisté sur la nécessité de concentrer les efforts nationaux sur la croissance économique, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon lui, le temps est désormais venu de transformer les acquis institutionnels en progrès concrets pour les citoyens.

Dr Morissanda Kouyaté a enfin présenté cette autonomie financière comme une illustration de la vision politique défendue par les autorités actuelles. Il a notamment rappelé que la Guinée avait également procédé au règlement de l’ensemble de ses contributions financières auprès de l’Union africaine, estimées à plusieurs millions de dollars.

Pour le ministre, le financement sur fonds propres du référendum, de l’élection présidentielle ainsi que des élections législatives et communales constitue une démonstration de la capacité du pays à prendre en charge ses propres priorités. Une réalité qu’il considère comme l’expression concrète des principes de souveraineté, de dignité et de responsabilité nationale mis en avant par les autorités de la transition.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org

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