CRIEF : Amadou Kourouma, alias Alpha Condé, condamné à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, pour atteinte à la santé publique

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Ouvert le 20 mai 2026, le procès d’Amadou Kourouma, alias Alpha Condé, a pris fin ce lundi 8 juin 2026. La Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) l’a déclaré coupable des faits d’« usurpation » et d’« atteinte à la santé publique » qui lui étaient reprochés.

Il a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 10 mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 5 millions de francs guinéens.

Dans sa déposition, Amadou Kourouma, en détention depuis le 9 octobre 2025, a partiellement reconnu les faits. Il a déclaré avoir vendu cinq des quinze cartons de produits pharmaceutiques destinés au traitement de la grippe qu’il détenait au grand marché de Madina en 2024.

Selon ses explications, ces produits provenaient du magasin d’un certain Mohamed Nabé, chez qui il travaillait comme manutentionnaire avant la fermeture des dépôts pharmaceutiques de Madina. À la suite de cette mesure, le propriétaire des lieux aurait pris la fuite. Par la suite, le bailleur du magasin, désireux de récupérer son local, aurait sollicité Amadou Kourouma, connu dans le secteur pour ses activités de manutentionnaire, afin de vider les lieux.

C’est dans ce cadre que lui et son ami, Alhassane Touré, auraient récupéré et conservé quinze cartons de produits pharmaceutiques avant d’en revendre cinq au prix de 110 000 francs guinéens l’unité.

Le prévenu a affirmé ne pas avoir eu le temps d’écouler le reste de la marchandise avant son interpellation. Il soutient avoir été arrêté après avoir refusé de remettre 150 000 francs guinéens à un agent.

Amadou Kourouma a expliqué avoir agi ainsi pour subvenir à ses besoins, dans un contexte marqué par le ralentissement de ses activités consécutif à l’interdiction de la vente de produits pharmaceutiques par des non-professionnels et à la fuite de son ancien employeur. Au cours des réquisitions et plaidoiries, le ministère public a requis une peine d’un an d’emprisonnement.

De son côté, la défense, assurée par Me Amadou Kamano, a plaidé la culpabilité de son client tout en sollicitant de larges circonstances atténuantes.

Rendant sa décision ce lundi, la Cour a finalement déclaré Amadou Kourouma coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 10 mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 5 millions de francs guinéens.

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

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