Meurtre de Mohamed Pascal Bangoura à Kaloum : les auteurs présumés plaident non coupable au TPI de Kaloum

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Mohamed Traoré et Ibrahima Sory Soumah, respectivement artiste et peintre de profession, comparaissent devant la justice pour répondre des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Placés en détention à la maison centrale de Conakry depuis le 9 août 2024, ils sont accusés d’avoir causé la mort de Mohamed Pascal Bangoura à Kaloum.

À l’audience criminelle tenue ce vendredi 19 juin 2026 au Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum, les deux prévenus ont plaidé non coupable des faits qui leur sont reprochés.

À la barre, Mohamed Traoré a rejeté toute implication dans cette affaire.

« Je ne connais pas Mohamed Pascal Bangoura. Je ne l’ai jamais connu. Je suis artiste et je confectionne des instruments de musique. J’étais assis devant un restaurant au quartier Manquepas en attendant l’arrivée d’un conteneur pour décharger des marchandises. C’est à ce moment qu’une personne est venue me porter un violent coup. J’ai été blessé et j’ai aussitôt pris la fuite. Ce n’est qu’après que j’ai appris le décès de Mohamed Pascal Bangoura. Mais je ne le connaissais pas. Je ne consomme pas non plus de drogue », a-t-il déclaré.

Son coaccusé, Ibrahima Sory Soumah, a développé la même ligne de défense, affirmant ne rien savoir des faits qui lui sont reprochés. Il soutient être victime des agissements de sa voisine, Rabiatou Bangoura, surnommée « CNDD » dans le quartier.

Selon lui, cette dernière dirigeait un groupe de lutte contre la consommation de drogue et aurait saccagé son domicile.

« Ce jour-là, la dame que l’on appelle CNDD dans notre quartier est venue chez nous. Elle a sorti tous mes bagages, jeté mes boîtes de peinture dehors et brûlé mes habits ainsi que plusieurs de mes effets personnels. J’ai subi d’importantes pertes, estimées à plus de quatre millions de francs guinéens. En quittant Coronthie pour me rendre à Manquepas, j’ai aperçu une foule. J’ai demandé ce qui se passait et l’on m’a répondu qu’une personne était décédée. Je ne connaissais pas cette victime et je n’ai même pas vu son corps », a-t-il expliqué.

Après avoir entendu les différentes dépositions, le représentant du ministère public, Issouf Fofana, a sollicité un supplément d’information afin d’entendre notamment le chef de quartier ainsi que Rabiatou Bangoura. Cependant, le tribunal a rejeté cette demande de supplément d’information. Il a toutefois ordonné la comparution de Rabiatou Bangoura et du chef de quartier, Ibrahima Paye Camara, avant de renvoyer l’affaire au 10 juillet 2026.

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

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