Terrorisme, menaces de mort, injures publiques… : l'accusé Abdoul Karim Touré plaide non coupable au TPI de Kaloum

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L'accusé Abdoul Karim Touré a comparu, ce vendredi 3 juillet 2026, devant le tribunal criminel de Kaloum. Il est poursuivi pour des faits de terrorisme, menaces de mort, injures publiques, diffamation, ainsi que d'atteinte à l'intégrité et à la dignité des individus par le biais d'un système informatique. Enseignant de profession, âgé de 42 ans, il est en détention depuis le 4 juin 2026. À la barre, il a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés.

Dans sa déposition, Abdoul Karim Touré a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Il a soutenu à la barre qu'il a toujours défendu la religion musulmane sans menacer ni injurier qui que ce soit.

« Il y a des gens qui sont en Europe et qui font des vidéos en insultant l'islam, en insultant nos parents. Ce sont des blogueurs qui ne connaissent rien de l'islam. Moi-même, lorsque j'étais en Mauritanie, je discutais avec des terroristes pour leur dire que les musulmans ne sont pas des terroristes. Je n'ai jamais insulté, je n'ai jamais menacé. Je n'ai jamais adhéré à une association terroriste. Je ne suis pas terroriste, je n'aime pas les terroristes, je suis contre les terroristes », a-t-il déclaré.

Il a également fait remarquer que les messages vidéo qu'il diffuse consistent à inviter les musulmans à éviter de se rendre chez les féticheurs ou chez les simbos.

« Moi, je n'ai jamais dit à un chrétien de quitter ce pays. Je n'ai jamais incité la population à désobéir aux autorités. J'ai travaillé avec des chrétiens, j'ai travaillé avec des Américains. Je n'ai jamais menacé, je n'ai jamais injurié. Je suis un défenseur de l'islam. Depuis 2020, je fais des prêches. Je n'ai aucun soutien financier », a-t-il ajouté.

Il a reconnu par la suite que certains des messages qu'il véhicule ne sont pas compatibles avec les lois de la République. Mais, selon lui, ils visent uniquement à rappeler certains principes aux musulmans afin qu'ils les comprennent.

À en croire l'accusé, « le Nimba et le Kakilambé sont des idoles dont un musulman ne doit pas faire l'éloge. Tout ce que j'ai dit ne vient pas de moi, mais de Dieu et du Prophète Mohamed (PSL) », a-t-il notamment expliqué.

Au terme de cette déposition, le tribunal a déclaré les débats clos et a renvoyé l'affaire au 24 juillet 2026 pour les réquisitions et les plaidoiries.

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

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