Bris de clôture et rébellion : le procès en appel d'Amadou Camara renvoyé au 24 juin

Actu 1

La Cour d'appel de Conakry a examiné, ce mercredi 17 juin 2026, le dossier d'Amadou Camara, poursuivi pour des faits de bris de clôture et de rébellion. Visiblement souffrant, le prévenu, détenu depuis le 22 avril 2026, n'a pas été en mesure de faire sa déposition à la barre de la juridiction. Son avocat a alors sollicité une mise en liberté provisoire afin de lui permettre de recevoir des soins médicaux.

À l'issue des débats, la Cour a renvoyé l'affaire au 24 juin 2026 pour la production de documents médico-légaux attestant de l'état de santé du prévenu.

Les faits à l'origine de cette procédure se sont produits dans la préfecture de Tougué. L'affaire avait été jugée en première instance par la justice de paix de Tougué, qui avait déclaré Amadou Camara coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il avait été condamné à deux ans d'emprisonnement ainsi qu'au paiement de 50 millions de francs guinéens à la partie civile à titre de dommages et intérêts.

Contestant cette décision, le prévenu a interjeté appel devant la Cour d'appel de Conakry.

À l'ouverture de l'audience de ce mercredi, son avocat a pris la parole pour exposer les motifs de son recours. Selon lui, la décision rendue en première instance est entachée d'irrégularités et a été prononcée en violation de la loi. Il a ainsi demandé à la Cour d'infirmer le jugement dans toutes ses dispositions.

« Cette décision doit être annulée. Le tribunal de Tougué l'a condamné sur la base de simples rumeurs. Je vous demande d'infirmer en toutes ses dispositions cette décision », a plaidé l'avocat.

Évoquant ensuite l'état de santé de son client, qui se tordait de douleur à la barre, la défense a sollicité sa mise en liberté provisoire.

« Permettez-lui d'aller se faire soigner. Lorsqu'il sera rétabli, il reviendra répondre à la justice. Mais pour l'instant, accordez-lui la possibilité de recevoir les soins nécessaires en lui octroyant une liberté provisoire », a insisté l'avocat.

Le ministère public a indiqué ne pas s'opposer à cette demande. Toutefois, l'avocat général a précisé que celle-ci devait être appuyée par des pièces justificatives attestant de l'état de santé du prévenu.

Après avoir entendu les différentes parties, la Cour a décidé de renvoyer l'affaire au 24 juin 2026 afin de permettre la production des documents médico-légaux établissant que le prévenu est effectivement malade.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

 

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à commenter !

Vous devez vous connecter pour commenter cet article.


Articles similaires