TPI de Kaloum : le Nigérian Chizoba Anselem Ngwuoke risque cinq ans de réclusion criminelle et une amende de 100 000 dollars

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LeRenifleur Judicalex Guinée 03/07/2026

L'accusé Chizoba Anselem Ngwuoke, de nationalité nigériane, risque une peine de cinq ans de réclusion criminelle ainsi que le paiement d'une amende de 100 000 dollars. Ces réquisitions ont été formulées ce vendredi 3 juillet 2026 par le procureur Issouf Fofana, à l'audience criminelle tenue devant le Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum. De son côté, la défense plaide la non-culpabilité et demande l'acquittement de son client.

Coiffeur de profession, âgé de 42 ans, Chizoba Anselem Ngwuoke est placé en détention préventive depuis le 28 novembre 2024 à la Maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour détention et transport de cocaïne sur le territoire de la République de Guinée.

À la barre, l'accusé a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. Il a expliqué au tribunal qu'il avait été interpellé le 21 novembre 2024 au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma. Selon lui, un certain Michael aurait communiqué son numéro de téléphone à une femme dont il ignore l'identité. Cette dernière serait venue lui remettre, au nom de Michael, une valise dont il affirme ne pas connaître le contenu.

Il soutient qu'il a été interpellé par la police immédiatement après cette remise.

Dans ses réquisitions, le procureur a rappelé que l'accusé avait été suivi et localisé avant son interpellation en possession de cocaïne.

« Il est tombé dans le piège. Automatiquement, il a été conduit au parquet où il a reconnu les faits avant l'ouverture de l'information judiciaire. Il a déclaré avoir été interpellé avec de la drogue. Partant de ces aveux, le ministère public requiert que le tribunal le déclare coupable de détention de drogue, notamment de cocaïne. Pour la répression, nous sollicitons sa condamnation à cinq ans de réclusion criminelle, au paiement d'une amende de 100 000 dollars, ainsi qu'à une interdiction définitive de séjour sur le territoire national guinéen », a requis le ministère public.

La défense, assurée par Me Kobelé Keïta, a plaidé la relaxe de son client.

« Le ministère public n'a apporté aucune preuve. Il affirme, mais il ne démontre rien. La valise n'a jamais été produite devant le tribunal. Cette procédure repose sur des hypothèses. On parle de drogue sans présenter la moindre substance à la juridiction. C'est grave. Dans cette affaire, le doute subsiste. La culpabilité doit être établie par des preuves concordantes », a plaidé l'avocat de la défense.

Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal, présidé par Mme Aissatou Sacko, a mis l'affaire en délibéré. La décision est attendue le 24 juillet 2026.

 

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

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