Macenta : ouverture des audiences criminelles, le procureur Salimou Diaby réaffirme la politique de « tolérance zéro » contre les crimes graves

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Les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance de Macenta se sont ouvertes ce mercredi sous le signe de la fermeté. À cette occasion, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Macenta, Salimou Diaby, a prononcé un discours axé sur la lutte contre les crimes graves, la protection des citoyens et le respect des principes fondamentaux de la justice.

Devant les autorités administratives, militaires, judiciaires, les leaders religieux, les représentants de la société civile ainsi que les populations, le magistrat a rappelé que la justice constitue « le pilier fondamental de la cité », garant de la paix sociale et de la protection des personnes contre l'arbitraire et la violence.

 

 

S'appuyant sur les dispositions de la Constitution guinéenne, le procureur a insisté sur le caractère sacré de la vie humaine et de la dignité de la personne. Il a également évoqué l'image de Macenta, présentée comme une localité historiquement reconnue pour sa culture de paix, de coexistence et de solidarité.

Face aux crimes de sang, aux violences sexuelles et aux atteintes à l'intégrité physique, Salimou Diaby a réaffirmé la détermination du ministère public à appliquer la politique pénale du gouvernement fondée sur une « tolérance zéro » contre les infractions les plus graves.

« Aucune disparition suspecte ne sera ignorée, aucun crime dit rituel ou sacrifice humain ne restera impuni », a-t-il déclaré, assurant que le parquet poursuivra avec détermination tous les auteurs présumés d'actes criminels sur l'ensemble du territoire préfectoral.

Le procureur a salué le travail des Officiers de Police Judiciaire de la Police et de la Gendarmerie, dont les investigations permettent, selon lui, de constituer des dossiers solides devant les juridictions. Il a également rendu hommage au Bataillon d'infanterie de Macenta pour son appui dans les opérations de sécurisation, ainsi qu'aux autorités religieuses et traditionnelles qu'il a félicitées pour leur refus de régler les affaires criminelles en dehors du cadre judiciaire.

S'adressant ensuite au président du tribunal et aux assesseurs, Salimou Diaby a souligné que les populations attendent de cette session des réponses fortes aux préoccupations sécuritaires.

Au total, six dossiers criminels sont inscrits au rôle de cette session, dont quatre affaires de viol, une affaire de meurtre et une affaire de tentative d'assassinat. Le procureur a par ailleurs annoncé que plusieurs autres procédures sont toujours en cours d'instruction, notamment le dossier de Goboéla, précisant que leurs auteurs présumés comparaîtront devant le tribunal une fois les enquêtes achevées.

Tout en réaffirmant la fermeté du parquet, le magistrat a rappelé que la présomption d'innocence demeure un principe fondamental de la procédure pénale. Les accusés, a-t-il indiqué, bénéficieront de toutes les garanties prévues par la loi, notamment du droit à la défense, tandis que seules les personnes reconnues coupables au terme de débats contradictoires seront condamnées conformément au Code pénal.

En clôturant son intervention, Salimou Diaby a appelé les citoyens à faire confiance à la justice républicaine et à renoncer à toute forme de justice populaire ou privée. Il a enfin assuré que le parquet continuera d'être

 

 

« la voix des victimes, le défenseur de l'ordre public et le gardien infatigable des règles de notre pacte social », exprimant le vœu que cette session contribue à renforcer la paix et la sécurité dans la préfecture de Macenta.

 

 

Par Rahamane Mo,  pour Judicalex-gn.org 

 

 

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