​Procès Madifing Diané contre Djiba Diané : Le ministère public s’en remet à la sagesse du tribunal, verdict attendu le 29 juillet

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LeRenifleur Judicalex Guinée Il y'a 59 minutes

Le feuilleton judiciaire opposant l’ancien ministre de la Sécurité sous le régime d’Alpha Condé, Madifing Diané, au prévenu Djiba Diané touche à sa fin. Ce mercredi 22 juillet 2026, l'audience a été marquée par la comparution d’un témoin clé, les plaidoiries des parties et les réquisitions d'un ministère public pour le moins réservé. ​Au cœur de cette affaire : des accusations d'abus de confiance, de faux et d'usage de faux portant sur deux véhicules, une Range Rover et une Hyundai.

​Pour sa défense, Djiba Diané avait affirmé lors des précédentes audiences avoir confié des fonds à Kaniss Diané fille de la partie civile et qu'il présente comme sa concubine pour l'achat de la Range Rover à l'étranger. Concernant la Hyundai, il soutenait que cette dernière l'avait offerte à un tiers, Mamadou Diallo. Des déclarations fermement démenties par Madifing Diané.

​Appelé à la barre à titre de simple renseignement, Mamadou Diallo est venu apporter un éclairage sur le sort de la Hyundai :

​« C’est Madame Kaniss qui m’a personnellement remis ce véhicule à titre de cadeau en 2023, devant ma femme et un certain Diakité. C’était une manière pour elle de me remercier, car j’avais servi de facilitateur dans son couple avec Djiba lorsque leur relation traversait une passe difficile. »

​Représentée par Me Doumbia, la partie civile exige la restitution immédiate de la Range Rover et de la Hyundai à Kaniss Komara Diané. L'avocat a également réclamé la condamnation de Djiba Diané au paiement de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Prenant la parole, le procureur Mamadou Yaya Fatoumata Boiro a souligné l'absence de preuves matérielles suffisantes pour requérir formellement à charge ou à décharge. Face à ce flou probatoire, il a fait le choix de s'en remettre entièrement à la sagesse du tribunal.

​Me Fadama Oularé a plaidé le non-coupable, estimant que les infractions d'abus de confiance et de faux n'étaient absolument pas constituées en droit. Il a sollicité la relaxe pure et simple de son client pour fins de poursuite. Un point de vue partagé par le prévenu lui-même, qui a réaffirmé son innocence avant de s'en remettre aux mots de son conseil.

​Le juge Mohamed Sangaré, après avoir entendu l'ensemble des parties, a mis l'affaire en délibéré. Le verdict final sera rendu le 29 juillet.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org 

 

 

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