TPI de Pita : une semaine d’audiences criminelles marquée par de lourdes condamnations

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Du 20 au 24 juillet 2026, le Tribunal de première instance (TPI) de Pita a tenu sa deuxième session criminelle de l’année, rythmée par l’examen de plusieurs dossiers sensibles. Durant cinq jours, la juridiction a enregistré une forte affluence, les populations venant assister aux débats portant sur des affaires de meurtre, de viol et de pédophilie. À l’issue des audiences, plusieurs verdicts ont été rendus, avec des peines allant de cinq ans d’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité.

L’une des affaires les plus suivies concernait Mamadou Aliou Sall, poursuivi pour le meurtre de son épouse, Oumou Salamata Sall, et de sa nièce, Mariama Sadjo Sall. Après des échanges nourris entre le ministère public et les avocats de la défense, le tribunal a procédé à une requalification des faits avant de déclarer l’accusé coupable. Il a finalement été condamné à quinze ans de réclusion criminelle. Ce verdict a provoqué une profonde déception au sein de la famille des victimes, qui espérait une sanction plus sévère.

Dans un autre dossier, Mamadou Mouctar Diallo comparaissait pour le viol d’une mineure. Les faits ont été requalifiés en crime de pédophilie. Reconnu coupable, il a été condamné à cinq ans de prison ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de 700 000 francs guinéens.

Les audiences ont également été marquées par le procès d’Abdoulaye Kanté et de Mamadou Dian Diallo, poursuivis pour des faits de viol. Après des débats particulièrement animés entre l’accusation et la défense, le tribunal les a tous deux reconnus coupables et les a condamnés à six ans de prison ferme chacun.

Enfin, l’affaire la plus lourde de cette session concernait Ibrahima Bah, poursuivi pour le meurtre d’un expatrié nommé Santiago. Jugé par contumace en raison de son absence, il a été reconnu coupable par le tribunal, qui l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. La juridiction a également décerné un mandat d’arrêt international à son encontre afin de permettre son interpellation et son jugement effectif en cas d’arrestation.

Cette deuxième session criminelle du Tribunal de première instance de Pita s’achève ainsi sur une série de décisions illustrant la volonté de la justice de statuer sur des dossiers particulièrement sensibles. Entre crimes de sang, violences sexuelles et pédophilie, les verdicts prononcés témoignent de l’importance de cette semaine judiciaire, qui a suscité un vif intérêt au sein de la population et relancé le débat sur la répression des infractions les plus graves en Guinée.

 

 

Par Rahamane Mo,  pour Judicalex-gn.org 

 

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