Ousmane Bah, jugé pour homicide involontaire : le prévenu évoque une défaillance du système de freinage

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Chauffeur de profession, Ousmane Bah a comparu, ce lundi 27 juillet 2027, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Placé en détention préventive depuis le 30 juin 2026, il est poursuivi pour des faits d'homicide involontaire. Il lui est reproché d'avoir mortellement percuté une personne non identifiée dans un accident de la circulation. À la barre, le prévenu a évoqué une défaillance du système de freinage et a demandé pardon à la famille de la victime.

Dans sa déposition, le prévenu a plaidé coupable des faits mis à sa charge. Il a déclaré regretter son acte et a sollicité le pardon de la famille de la victime.

« Cela faisait huit mois que je conduisais ce véhicule. Avant cela, j'en avais conduit d'autres. Avec ce véhicule, je faisais le taxi. Je n'avais pas de permis de conduire et le véhicule n'était pas assuré. Mais ce qui a causé l'accident, c'est qu'une personne est sortie brusquement devant moi. J'ai freiné, mais je n'ai pas pu m'arrêter. J'ai perdu le contrôle. Ce jour-là, j'ai travaillé jusqu'à 16 heures. Je m'apprêtais à rentrer à la maison. J'ai quitté Cosa en direction de Nongo. Arrivé au niveau de la colline, quelqu'un est sorti devant moi. J'ai tenté de freiner, mais c'était impossible. Je regrette cet acte et je demande pardon à la famille de la victime ainsi qu'à la victime elle-même », a déclaré le prévenu.

De son côté, le ministère public, représenté par Oumar Diallo, a relevé plusieurs défaillances qui, selon lui, sont à l'origine de ce drame.

« Il faut que les conducteurs soient disciplinés. C'est un dossier particulièrement douloureux. Le prévenu utilisait son véhicule pour faire le taxi. Pourtant, ce véhicule n'avait jamais subi de contrôle technique. Cet accident trouve son origine dans plusieurs défaillances : il ne possédait pas de permis de conduire, le système de freinage du véhicule ne fonctionnait pas normalement et il roulait à vive allure. Il s'agit d'une infraction involontaire, mais commise par négligence. Il faut que cela cesse. Je vous demande de le condamner à un an d'emprisonnement. Face à cette imprudence et à cette pagaille qui sévit dans la circulation, il est temps que cela prenne fin », a requis le ministère public.

Pour sa part, la défense a également plaidé coupable et a demandé au tribunal d'accorder de larges circonstances atténuantes à son client.

« C'est une infraction que nous avons reconnue. Nous plaidons coupable et sollicitons de larges circonstances atténuantes. Nous vous demandons d'assortir toute peine qui sera prononcée d'un sursis », a plaidé la défense. À l'issue des débats, le tribunal a mis l'affaire en délibéré. La décision sera rendue le 3 août 2027.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org

 

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