Sékou Keita à la barre : « Je ne me reproche de rien ! »

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LeRenifleur Judicalex Guinée 12/08/2026

Le procès de Sékou Keita, conseiller en communication au ministère de la Justice, s’est ouvert ce mercredi 12 août 2026 au tribunal de première instance de Dixinn. Il est poursuivi pour « fraude » au concours de recrutement des auditeurs de justice, dont les épreuves ont eu lieu le samedi 8 août 2026.

À la barre, Sékou Keita a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré au tribunal qu’il ne se reprochait rien dans cette procédure.

Avant la déposition de Sékou Keita, détenu depuis le 11 août 2026, c’est Maciré Camara, l’une des candidates interpellées dans le cadre de cette affaire de fraude, qui a été entendue. Elle aussi a plaidé non coupable des faits mis à sa charge.

« Dans notre salle, il y avait trois surveillants. J’étais dans la salle 16. L’épreuve a été lancée à 11 heures. J’étais assise devant. Monsieur Keita nous a servi du café le matin et, après le lancement de l’épreuve, il nous a servi de l’eau. Il est venu avec une bouteille d’eau contenue dans un plastique. Moi, c’est ici que je viens d’apprendre qu’il y a eu fraude. J’ai demandé un intercalaire. J’ai travaillé approximativement sur trois feuilles », a-t-elle déclaré.

Après cette déposition, Sékou Keita, qui était le superviseur des superviseurs lors de ce concours, a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il a affirmé ne rien se reprocher dans cette procédure.

« À 8 heures, je suis venu sillonner toutes les salles. Dans ce cadre, j’ai trouvé des salles où il n’y avait pas d’eau. Je ne me reprochais de rien. Je suis allé dans la salle 16. Toutes les actions que je posais se faisaient en présence des surveillants. J’ai pris deux bidons trempés dans un sachet. Le directeur du centre m’a retiré un bidon. Je suis allé déposer le bidon d’eau pour elle. À la sortie, je me suis croisé avec monsieur Doukouré. Après une heure, j’apprends qu’il y a eu une fraude. Pour mon honneur et ma dignité, j’ai demandé à ce que l’enquête soit faite. Moi, j’ai été conseiller pendant 12 ans et j’ai organisé quatre fois le concours. Au vu de la loi, je présente toutes les garanties pour ne pas faire de prison pour des faits présumés de fraude », a-t-il déclaré devant le juge audiencier Mohamed Sangaré.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

 

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