Relaxe d'Ali JICHI par la CRIEF : « La vérité est enfin établie », se félicite l'entrepreneur

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La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son délibéré ce jeudi 6 août 2026 dans le dossier opposant la société Electromatic Guinée à son associé, l’entrepreneur Ali JICHI. La juridiction de second degré a confirmé dans son intégralité la décision prononcée en première instance, prononçant la relaxe définitive du prévenu. Poursuivi depuis avril 2023 pour des faits présumés de vol, d’abus de confiance, d’abus de biens sociaux et de détournement portant sur près de 26 milliards de francs guinéens, Ali JICHI a toujours rejeté ces accusations. L'affaire trouvait son origine dans une plainte déposée par son ancien cogérant, Mohamed Fawaz, au nom de la société Electromatic Guinée, dont la cible détient 29 % des parts sociales.

Tout au long des débats et des investigations, la défense a soutenu que les sommes litigieuses n'appartenaient pas au patrimoine de l'entreprise, mais provenaient de fonds propres issus de son environnement familial et entrepreneurial.

Réagissant à cette confirmation, Maître Morlus Sylla, membre du Conseil de l’Ordre, trésorier de l’Ordre des avocats de Guinée et conseil du prévenu aux côtés du doyen Maître Dinah Sampil, a souligné la rigueur du travail d'instruction.

 

 

« Il s'agit fondamentalement d'un litige entre associés qui s'est déporté sur le terrain pénal. Les investigations, soutenues par trois à quatre expertises financières, ont toutes concouru à disculper notre client. Malgré l'appel formé par la partie civile, la Chambre des appels a conclu à l'unanimité qu'aucune charge ne pouvait être retenue contre Monsieur Ali JICHI », a précisé l'avocat.

À l’issue de cette audience, Ali JICHI a exprimé son soulagement face à une décision qui met un terme définitif aux poursuites engagées contre sa personne.

« Aujourd'hui, la vérité est établie. La justice a confirmé sa première décision, démontrant que les accusations portées contre moi étaient totalement infondées. De la même manière que mon nom a été étalé au début de cette procédure, je souhaite aujourd'hui que mon honneur et mon image soient pleinement restaurés auprès de l'opinion publique », a déclaré l'entrepreneur.

Cette décision irrévocable de la CRIEF met fin à un long feuilleton judiciaire qui aura pesé pendant plus de trois ans sur la réputation d'Ali JICHI. En lavant l'entrepreneur de tout soupçon de détournement, l'arrêt de la Chambre des appels lui ouvre désormais la voie pour se replacer au cœur du tissu économique national et envisager, le cas échéant, des actions en réparation pour le préjudice moral et commercial subi au cours de cette procédure.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org

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