Éducation : le coup d’envoi de la session de rattrapage du baccalauréat donné

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Les épreuves de la session de rattrapage du baccalauréat, destinée aux candidats non admis à l’issue de la première session, ont été officiellement lancées ce jeudi 20 août 2026. Au total, 3 677 candidats prennent part à cette session dans la commune de Matoto. Six centres ont été retenus pour accueillir les candidats issus des options Sciences sociales, Mathématiques et Sciences expérimentales.

Au centre Hadja Mawa Sacko, situé à Kissosso, dans la commune de Matoto, c’est le directeur communal de l’Éducation de Matoto, Sékou Kaba, qui a donné le coup d’envoi des épreuves. Selon lui, cette session de rattrapage constitue une première dans l’histoire du système éducatif guinéen.

 

 

« Avant tout, je remercie le gouvernement de la République de Guinée, à travers le ministère de l’Éducation nationale, de la Valorisation de la formation professionnelle et de l’Enseignement technique, qui, depuis l’indépendance de notre pays, organise pour la première fois une session de rattrapage pour les candidats au baccalauréat. Durant tout ce temps, les candidats redoublaient, même lorsqu’ils avaient obtenu 9,99 de moyenne. Grâce au président de la République et au gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale dirigé par Mme Bintou Keïta, une chance est désormais donnée aux candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,50 et 9,99, dans deux matières. »

Il précise que chaque candidat ne compose que dans les deux matières concernées.

« Retenez que chaque candidat passera deux épreuves. Si vous êtes concerné par l’anglais, comme c’est le cas pour l’épreuve qui se déroule actuellement, après l’anglais, vous rentrez chez vous. Si vous êtes concerné par l’anglais et la biologie, le dernier jour, vous revenez composer en biologie et vous quittez. Si vous validez, vous êtes déclaré admis. Je souhaite bonne chance à l’ensemble des candidats sessionnaires », a-t-il déclaré.

Parmi les candidats inscrits à cette session figurent Marima Sabana Diallo et Fatoumata Kourouma, qui composent respectivement en anglais et en biologie-géologie. Pour elles, cette session représente une véritable seconde chance.

« Je suis vraiment contente parce qu’on nous a donné une seconde chance de nous rattraper dans les matières où nous n’avons pas pu obtenir la moyenne nécessaire pour décrocher le baccalauréat. Je prie Dieu de nous aider à réussir », a déclaré l’une des candidates.

Elle explique avoir obtenu une moyenne de 8,67 lors de la première session.

« Après mon échec, je me suis sentie mal pour mes parents qui avaient beaucoup investi pour moi. Ils m’ont conseillé de ne pas perdre courage. Je me suis donc bien préparée pour cette session afin d’avoir une nouvelle chance de poursuivre mes études à l’université », a-t-elle ajouté.

De son côté, le directeur communal de l’Éducation de Matoto assure que ces épreuves se déroulent sous le signe de la rigueur, avec une tolérance zéro face à la fraude.

« On ne parle pas de fraude. La fraude est bannie chez nous. Nous évaluons les candidats afin de connaître le niveau réel de chacun. Notre ambition n’est pas de faire échouer un candidat, mais de savoir qui, pendant les neuf mois de cours, a réellement travaillé, qui faisait de la moto-taxi, qui refusait de venir à l’école et qui était effectivement présent dans les salles de classe. C’est cela l’objectif », a rappelé Sékou Kaba.

 

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

 

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