Éboulement à Dar-es-Salam : La société civile exige l'évacuation forcée des zones à risque

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​À la suite de l'éboulement meurtrier survenu à la décharge de Dar-es-Salam (commune de Gbessia), la colère et l'incompréhension laissent place à des exigences d'actions immédiates. Venu exprimer sa solidarité aux familles endeuillées alors que la recherche des disparus se poursuit, Ange Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC), a vivement interpellé l'État sur ses défaillances en matière de prévention.

​Ému par la gravité de la situation sur le terrain, le leader de la société civile a d'abord tenu à présenter ses condoléances aux proches des victimes, au peuple de Guinée et aux autorités. Il a toutefois vivement dénoncé la répétition de ces catastrophes évitables :

​« Ce que nous avons vu ici sur le terrain nous laisse sans voix... C'est difficile qu'à chaque année, on vienne s'arrêter pour présenter nos condoléances, pendant qu'il y a des mesures qui peuvent être prises pour éviter ce genre de situation. »

​Bien qu'il salue la réactivité des secours et des services publics, Ange Gabriel Haba estime que la sensibilisation a montré ses limites. Pour lui, l'État doit désormais employer la manière forte pour protéger les vies humaines :

​Déloger les populations exposées : L'État doit utiliser la force publique pour évacuer systématiquement toutes les zones à risque d'éboulement.

​Exploiter les données existantes : La cartographie des zones dangereuses étant déjà établie, des forces de sécurité devraient y être déployées pour empêcher toute réinstallation.

​Assumer ses responsabilités : L'inaction face au danger constitue une faillite de l'État dans sa mission fondamentale de protection des citoyens et de leurs biens.

​​Au-delà de cette interpellation politique, la société civile s'engage directement dans les opérations de secours. Les démembrements locaux du CNOSC collaborent avec l'ANGUCH et la Croix-Rouge pour appuyer la recherche des corps. L'organisation prévoit également de solliciter des partenaires internationaux pour renforcer le matériel d'intervention.

 

​Pour la société civile, l'urgence ne s'arrête pas à la gestion de la crise actuelle : elle exige des alternatives de relogement crédibles et sécurisées pour définitivement mettre les populations hors de danger.

 

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org 

 

 

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