Dar-Es-Salam : après le drame, le CNOSCG plaide pour une meilleure protection des sinistrés

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LeRenifleur Judicalex Guinée 30/08/2026

Une semaine après le tragique éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août à Dar-Es-Salam, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), présidé par Ange Gabriel Haba, a effectué une mission de suivi sur le terrain pour évaluer les conditions de prise en charge des victimes et des personnes déplacées. Déployés dans plusieurs sites, les représentants du CNOSCG ont notamment visité, le samedi 29 août, l’hôpital national Donka, où sont hospitalisés plusieurs blessés, ainsi que les écoles primaires Dixinn Centre 1 et Tito de Bellevue, transformées temporairement en lieux d’hébergement pour des familles sinistrées et des personnes déplacées dans le cadre des opérations de sécurisation.

À l’issue de cette mission, l’organisation de la société civile dit avoir constaté avec satisfaction les dispositions prises pour répondre aux besoins immédiats des populations affectées. Selon les témoignages recueillis auprès des personnes rencontrées, celles-ci bénéficient notamment d’un hébergement, de repas et d’un accompagnement sanitaire. Les blessés pris en charge à l’hôpital national Donka ont également fait état d’une prise en charge médicale.

Le CNOSCG salue ainsi les efforts déployés par le Gouvernement, les services publics, les personnels de santé et l’ensemble des acteurs mobilisés depuis la survenue de cette catastrophe. L’organisation appelle toutefois à maintenir cette mobilisation jusqu’à la stabilisation complète de la situation.

 

Ci-dessous le communiqué du CNOSCG 

 

 

Au-delà de l’urgence humanitaire, le CNOSCG estime désormais nécessaire de mettre en place des solutions durables pour les familles touchées. Cette préoccupation est d’autant plus importante que plusieurs établissements scolaires servent actuellement de sites d’hébergement temporaire, alors que la rentrée scolaire approche. L'organisation recommande au Gouvernement d’élaborer rapidement un plan de relogement durable permettant de libérer progressivement les écoles avant la reprise des cours. Elle demande également une identification rigoureuse des personnes affectées et une évaluation individualisée de leurs besoins en matière de logement, de santé, de protection et de moyens de subsistance.

Le CNOSCG insiste par ailleurs sur la nécessité de préserver la scolarité des enfants issus des familles sinistrées. Pour l'organisation, les conséquences de l'éboulement ne doivent pas compromettre leur parcours éducatif. La poursuite de l’aide alimentaire, sanitaire et psychosociale figure également parmi les priorités, avec une attention particulière aux enfants, aux femmes, aux personnes âgées et aux personnes en situation de détresse. Le Conseil préconise également la mise en place, selon les situations individuelles, de dispositifs d’accompagnement, d’indemnisation ou de réinstallation des familles concernées.

Il demande en outre la réhabilitation, l’assainissement et la désinfection des établissements scolaires utilisés comme sites d’accueil avant leur restitution aux élèves et aux enseignants. Autre recommandation : réhabiliter l’auberge de la Minière afin de disposer d’une capacité d’accueil supplémentaire pour les sinistrés, dans des conditions jugées plus acceptables. Le CNOSCG appelle surtout à accélérer la sécurisation des zones à haut risque déjà identifiées par l’ANGUCH et à renforcer les politiques publiques en matière de prévention des catastrophes, d’urbanisation, d’assainissement et de gestion des déchets.

 

À l’endroit des populations affectées, le CNOSCG encourage les sinistrés et les personnes concernées par les opérations de déplacement à poursuivre leur collaboration avec les autorités, notamment lorsque les évacuations sont motivées par des impératifs de sécurité. L’organisation invite toutefois les autorités à privilégier le dialogue et les mécanismes de recours afin de permettre aux personnes concernées de faire valoir leurs préoccupations et leurs droits.

 

Le CNOSCG lance également un appel à l’ensemble de la population guinéenne pour davantage de solidarité, de responsabilité et de vigilance. Il recommande le respect strict des consignes de sécurité et déconseille toute occupation ou réoccupation des zones déclarées dangereuses. Dans ce contexte, l'organisation met aussi en garde contre la propagation de rumeurs et d'informations non vérifiées, susceptibles d'alimenter l'inquiétude des familles, de perturber les opérations d'assistance et de fragiliser la collaboration entre les autorités, les acteurs humanitaires et les populations.

Le CNOSCG renouvelle sa compassion aux familles endeuillées, souhaite un prompt rétablissement aux blessés et réaffirme sa solidarité envers les sinistrés et les personnes affectées par cette tragédie. Sous la présidence d’Ange Gabriel Haba, le Conseil assure enfin qu’il entend poursuivre sa mission de veille citoyenne, de médiation, de plaidoyer et de suivi afin de contribuer à une réponse durable, respectueuse de la dignité humaine, des droits des populations et de l’intérêt général.Je peux aussi vous en faire une version plus percutante pour un site d’information guinéen, avec un titre de type « Une », un chapô et un style plus professionnel de presse.

 

 

Par Rahamane Mo,  pour Judicalex-gn.org 

 

 

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