TPI de Dixinn : Deux locataires risquent une condamnation pour injures et violences physiques à l’encontre de leur bailleresse et de ses deux filles

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Le procès opposant Mariame Daffé, Mariama Chérif et Aminata Chérif à Sékou Boya Bangoura et Fatoumata Camara est entré dans sa phase de plaidoiries et de réquisitions, ce lundi 31 août 2026, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ces deux derniers sont poursuivis pour « menaces, injures et violences physiques » par les trois premières.

Des accusations que les prévenus ont rejetées en bloc. À la barre, ils ont soutenu n’avoir jamais porté la main sur Mariama Chérif, Aminata Chérif ni sur leur mère, Mariame Daffé.

En effet, le 22 mars 2026, une bagarre aurait éclaté entre les bailleresses et leurs locataires, Sékou Boya Bangoura et Fatoumata Camara, à la suite d’un préavis qui leur aurait été adressé. Des blessures ont été enregistrées du côté des bailleresses, ce qui a conduit cette affaire devant la justice, à la suite d’une plainte déposée par les victimes.

Interrogés sur ces faits, les deux prévenus ont nié avoir porté des coups aux plaignantes.

« Je ne suis pas l’auteur de ses blessures. Madame Soumah s’est battue avec le grand frère de son mari. C’est à cette occasion qu’elle a eu ces blessures. Je n’ai jamais levé la main sur Madame Soumah. Si je voulais la frapper, je pouvais le faire, parce qu’elle et moi étions seuls dans la cour », a déclaré Sékou Boya Bangoura.

Sa co-prévenue a abondé dans le même sens : « On s’est bagarrées, mais ce n’est pas moi qui l’ai blessée », s’est défendue Fatoumata Camara.

Appelées à la barre pour identifier les images des blessures versées au dossier, Mariame Daffé, Mariama Chérif et Aminata Chérif ont, de leur côté, formellement mis en cause les deux prévenus.

« J’ai été battue par quatre personnes. Mais je ne peux pas dire que c’est telle ou telle personne qui m’a blessée, parce que les coups venaient de partout », ont déclaré à tour de rôle Mariama et Aminata Chérif.

Cette audience a également été marquée par la diffusion d’enregistrements audio produits par les deux parties. Dans ces enregistrements, on pouvait entendre des propos injurieux. Là encore, chacune des parties a reconnu sa voix dans les différents audios, tout en refusant d’indiquer à qui les grossièretés étaient adressées, malgré l’insistance du tribunal.

Dans ses réquisitions, le ministère public a relevé que des injures avaient été proférées de part et d’autre. Il a ainsi requis la condamnation de Sékou Boya Bangoura et de Fatoumata Camara à six (6) mois d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende d’un (1) million de francs guinéens chacun pour « injures et violences physiques » à l’égard de Mariame Daffé, Mariama Chérif et Aminata Chérif.

Toutefois, le ministère public a demandé au tribunal d’écarter l’infraction relative aux « menaces ».

La partie civile, quant à elle, a estimé que les trois infractions reprochées aux prévenus étaient constituées. L’avocat a donc demandé au tribunal de condamner Sékou Boya Bangoura et Fatoumata Camara à verser à ses clientes la somme de 20 millions de francs guinéens à titre de dommages-intérêts pour le préjudice subi.

L’affaire a été mise en délibéré. La décision est attendue demain, mardi 1er septembre 2026.

 

 

Affaire à suivre...

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

 

 

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