CHU-Donka : Le monde judiciaire rend un ultime hommage à Me Oumar Somparé

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Un dernier hommage empreint d’émotion et de solennité a été rendu, ce jeudi 3 septembre 2026, à Me Oumar Somparé. Le greffier en service au parquet général de Kankan s’est éteint le 31 août dernier à l’âge de 52 ans, des suites de maladie. À la morgue de l’hôpital Donka, un symposium funèbre a rassemblé ses proches, ses collègues, ainsi que plusieurs figures de la justice guinéenne, dont le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, accompagné de membres de son cabinet.

Tout au long de la cérémonie, les témoignages ont dressé le portrait d’un homme dévoué, rigoureux et guidé par un sens aigu du devoir. De Nzérékoré à Kankan, en passant par Kissidougou et Yómou, Me Somparé a marqué l’institution judiciaire par sa discrétion et sa probité.

« Me Somparé a été pour les plus jeunes un guide. Pour ses pairs, il a été un franc collaborateur, un appui et un ami fidèle », a rappelé son confrère Me Kékoura Condé.

Me Moussa Lamine Bérété, vice-président de l’Association des Greffiers de Guinée, a pour sa part souligné la digne maitrise avec laquelle le défunt a su répondre aux lourdes exigences de la profession tout au long de sa carrière.

L’un des moments les plus poignants de ce rassemblement est venu de sa fille, M’Balou Fatoumata Somparé, qui a salué la mémoire d'un père exemplaire et d'un serviteur de l'ombre de la justice.

« Il n’était pas celui qui parlait le plus fort, il était celui qui écoutait le plus attentivement », a-t-elle déclaré la voix lourde d'émotion. « Assis à côté du juge, il écrivait. Chaque mot comptait, chaque virgule avait un sens. Il disait souvent : “Le juge dit le droit, le greffier dit ce qui a été dit.” Aujourd’hui, ses registres sont fermés, mais son exemple reste ouvert. Il nous laisse la rigueur, l’amour du travail bien fait et l’humilité. »

Prenant la parole au nom du garde des Sceaux, le conseiller principal du ministre, Abdoulaye Baldé, a présenté les condoléances du département à la famille éplorée. Il a notamment révélé que le ministère s'apprêtait à répondre favorablement à une demande de transfert émise par le défunt quelques jours plus tôt.

 

 

Me Somparé avait en effet sollicité son rapprochement de la capitale afin de se trouver à proximité de son médecin traitant. Le ministre était sur le point de signer l'acte d'affectation lorsque le décès est survenu. M. Baldé a invité l'assistance à la résignation et à la prière pour le repos de son âme.

Me Oumar Somparé sera inhumé ce vendredi à Kamsar. Il laisse derrière lui une épouse, six enfants et le souvenir indélébile d'un grand serviteur du droit.

 

Par Rahamane Mo, pour Judicalex-gn.org

 

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