Injures publiques et destruction de biens privés : deux mois de prison avec sursis et 500 000 francs guinéens d’amende requis contre Naby Soumah

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LeRenifleur Judicalex Guinée 14/09/2026

Le procès opposant Jean Goumou à Naby Soumah s’est ouvert ce lundi 14 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Le premier accuse le second d’injures publiques et de destruction de biens privés à son encontre.

Courant juillet 2026, Jean Goumou, promoteur hôtelier (motel), a fait l’objet d’un acharnement consécutif à l’établissement d’un motel dans le quartier Cimenterie. Des habitants de ce quartier, à leur tête Naby Soumah, ont exprimé leur opposition à travers une manifestation, empêchant ainsi les clients de fréquenter le lieu.

Constatant la baisse du taux de fréquentation, M. Goumou, selon ses explications à la barre, a interrogé le gérant de son motel afin d’en savoir davantage. Ce dernier lui a fait savoir que l’attroupement de quelques jeunes qui s’attaquaient aux clients, dans le but, selon lui, de fermer l’établissement, serait la cause principale de cette baisse de fréquentation.

C’est ainsi qu’il a pris l’initiative d’échanger avec les jeunes, qui n’ont pas donné une suite favorable à sa démarche. La situation a finalement pris une autre tournure. Ces jeunes se seraient attaqués à son établissement, détruisant plusieurs biens évalués, selon lui, à 5 millions 400 mille francs guinéens.

Des accusations rejetées par le prévenu Naby Soumah, qui a déclaré n’avoir rien fait dans cette affaire. Une position qui n’a pas varié tout au long des débats.

Dans ses réquisitions, le procureur a sollicité du tribunal le renvoi de Naby Soumah des fins de la poursuite pour le délit de « destruction de biens privés ». En revanche, le magistrat a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la prévention pour le délit d’« injures publiques » et de le condamner à deux (2) mois d’emprisonnement assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 mille francs guinéens.

Avant cette réquisition du procureur, un agent de police, en service à la CMIS de la Cimenterie, qui avait procédé à l’interpellation de deux manifestants, a été entendu à titre de témoin.

Cet agent a déclaré n’avoir pas assisté à la manifestation des jeunes pour laquelle son service avait été saisi. Il a toutefois confirmé avoir entendu des injures lorsque ses collègues et lui sont arrivés sur les lieux. Un témoignage qui a contribué à asseoir la conviction du ministère public, lequel a requis la condamnation du jeune pour ce fait précis.

Réagissant à la demande formulée par le plaignant, Jean Goumou, relative à son dédommagement à hauteur de 5 millions 400 mille francs guinéens pour le préjudice subi, le procureur a sollicité du tribunal qu’il examine sa demande et y fasse droit.

C’est dans ce contexte que le tribunal a mis l’affaire en délibéré, avec une décision attendue le 21 septembre prochain.

 

Affaire à suivre ... !!!

 

Par ODD, pour Judicalex-gn.org

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