Un enfant de 4 ans brûlé par de l’eau chaude à Matoto : l’auteure présumée risque 6 mois avec sursis et 3 millions de francs guinéens d’amende

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La prévenue Fatim Traoré risque une peine de 6 mois d’emprisonnement assortis du sursis et le paiement d’une amende de 3 millions de francs guinéens. C’est la peine requise par Mohamed Konaté, substitut du procureur près le tribunal de première instance de Mafanco, lors de l’audience correctionnelle du lundi 21 septembre 2026.

La prévenue, qui est en détention depuis le 14 septembre 2026, est poursuivie pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et risque causé à l’enfant ». Il lui est reproché d’avoir occasionné des brûlures à Bandjou Dioubaté, un enfant âgé de 4 ans. (Image d'illustration)

Les faits se sont produits au quartier Yimbaya, dans la commune de Matoto. Selon la plaignante, après avoir terminé sa préparation, Fatim Traoré aurait laissé une marmite d’eau sur le feu avant de partir se laver. C’est alors que Bandjou Dioubaté, âgé de 4 ans, qui cherchait son escabeau pour aller prendre son café, aurait été brûlé par l’eau chaude.

Estimant que Fatim Traoré n’avait pas manifesté suffisamment de regret après l’incident, la plaignante a finalement porté plainte auprès de la gendarmerie urbaine de Matoto.

« Fatim n’habite pas régulièrement dans la maison. Elle vient seulement les samedis pour préparer. Ce jour-là, elle a laissé l’eau chaude sur le passage du balcon. Quand l’enfant est allé chercher son escabeau, il a été brûlé par l’eau chaude que Fatim avait laissée sur le feu. Moi, j’étais au marché de Madina. Quand je suis revenue, j’ai trouvé que l’enfant s’était brûlé. Je suis allée voir Fatim au salon, mais elle m’a mal répondu. Cela m’a fait très mal. C’est pourquoi j’ai porté plainte contre elle à la gendarmerie », a expliqué la plaignante.

Pour sa part, la prévenue Fatim Traoré affirme ne pas être restée indifférente lorsqu’elle a appris que l’enfant avait été brûlé par l’eau qu’elle avait laissée dans la cuisine.

« C’était dans la cuisine. Quand j’ai fini de préparer, j’ai laissé l’eau sur le fourneau. Je suis allée me laver. Quand j’ai appris que l’enfant s’était brûlé avec l’eau, je suis venue voir l’enfant. J’ai dit à sa maman : au lieu de m’insulter, on va envoyer l’enfant à l’hôpital. Mais sa maman a dit non, qu’elle avait déjà mis du médicament sur le corps de l’enfant. Le lendemain également, je suis venue voir l’état de santé de l’enfant », a expliqué Fatim Traoré.

Dans la phase des plaidoiries, le conseil de la partie civile a estimé que Fatim Traoré n’avait apporté aucune assistance à la victime. L’avocat soutient qu’il y a eu « maladresse, imprudence et inattention » de la part de la prévenue.

« C’est pourquoi, nous sollicitons qu’il vous plaise de la condamner au paiement de 5 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts », a sollicité l’avocat de la partie civile.

De son côté, le ministère public a demandé au tribunal de retenir la prévenue dans les liens de la prévention du délit d’« atteinte involontaire à l’intégrité physique ».

« Pour la répression, vous la condamnerez à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 3 millions de francs guinéens », a requis le ministère public.

La défense demande la clémence du tribunal La défense, quant à elle, a demandé la clémence du tribunal.

« C’est dans la cuisine que cela s’est passé. Ce n’est pas ailleurs. Elle a mis l’eau à un endroit approprié pour cuisiner et chauffer l’eau. Toutefois, nous demandons la clémence du tribunal », a plaidé la défense.

Après avoir écouté les différentes parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision sera rendue le 23 septembre 2026.

 

Par Sadialiou Barry, pour Judicalex-gn.org 

 

 

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